Harcèlement scolaire: Deux plaintes déposées à Nîmes contre Facebook et Snapchat

COLLEGE Le réseau Messenger, qui dépend du géant Facebook, et Snapchat, sont notamment visés pour « diffusion d’images et de photos à caractère pornographique »

20 Minutes avec AFP
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Un élève sur dix est victime de harcèlement scolaire.
Un élève sur dix est victime de harcèlement scolaire. — Florance Durand / Sipa

Deux plaintes ont été déposées jeudi auprès du procureur de Nîmes, visant notamment les réseaux sociaux Facebook France et Snap group Sas (Snapchat), ainsi qu’un groupe de collégiens nîmois qui se faisait appeler « Netflix » sur les réseaux.

Le réseau Messenger, qui dépend du géant Facebook, et Snapchat, sont visés pour « diffusion d’images et de photos à caractère pornographique » et « complicité de corruption de mineurs ». Les collégiens, scolarisés dans le même collège que leurs victimes, sont visés notamment pour «diffusion d’images à caractère pornographique», « chantage », ou encore « violences et agressions sexuelles », selon la plainte.

« Des photomontages d’enfants, d’adolescents circulent sur (ces) réseaux en causant aux très jeunes victimes des dommages irréparables », a expliqué Me Khadija Aoudia. « Ces grands groupes qui dégagent des bénéfices considérables doivent protéger les plus faibles. Ils se doivent d’investir dans des paramètres de contrôle pour ne plus diffuser des photos à caractère sexuel concernant des enfants, des adolescents », a ajouté l’avocate, précisant qu’une victime avait 13 ans.

« Des menaces réitérées de violences physiques, des insultes répétées à caractère sexuel »

Les jeunes agresseurs envoyaient des messages aux futures victimes via les réseaux sociaux. Un montrait son pénis par exemple, « mais il y avait aussi des menaces réitérées de violences physiques, des insultes répétées à caractère sexuel. Des photomontages étaient diffusés sur les réseaux sociaux et représentaient des collégiennes en train de pratiquer des fellations », selon Me Aoudia.

Les auteurs faisaient ainsi pression afin d’essayer d’obtenir des faveurs sexuelles. « Pour l’instant une victime s’est constituée partie civile, mais il y a des faits concernant d’autres jeunes adolescentes », certifie Me Aoudia. Le procureur de la République de Nîmes Eric Maurel a confirmé qu’un signalement de l’Education nationale avait été effectué le 21 juin dans cette affaire et qu’une enquête était en cours.