Canicule: «Le plus dur reste à venir», prévient le directeur général de la Santé

SANTE « On s’attend à un impact sanitaire significatif qui sera potentiellement décalé (…) Le plus dur reste à venir », a averti le directeur général de la Santé

20 Minutes avec AFP

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Un monsieur qui a très très chaud.
Un monsieur qui a très très chaud. — Daina Le Lardic / Isopix//ISOPIX_24101989-011/Credit:SIPA/1808031750

« Ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est que le recours au soin commence à augmenter. » Dans une vidéo postée sur le compte Twitter du ministère de la Santé, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a appelé les Français à la vigilance alors que le mercure va continuer de grimper, demain, dans toute la France.

Alors que l’épisode de fortes chaleurs sévit actuellement, les Français commencent ressentir « un impact de la chaleur » et « le plus dur reste à venir », a prévenu le responsable qui s’inquiète donc de l’augmentation des « appels au Samu, aux services d’urgence, du recours aux services d’accueil des urgences ainsi que du nombre de signalement des épisodes de malaise ». « On commence à avoir un impact de la chaleur », conclut Jérôme Salomon avant d’indiquer : « Et on s’attend à un impact sanitaire significatif qui sera potentiellement décalé (…) Le plus dur reste à venir avec un pic au-delà de 40 degrés. »

« A 41, 42, 43 degrés, un homme en pleine santé ne doit pas faire du jogging »

Selon le responsable, « tout le monde est concerné », et pas seulement les personnes sensibles et les enfants, par cet épisode « totalement exceptionnel » dans sa précocité, son intensité et sa durée. « A 41, 42, 43 degrés, un homme en pleine santé ne doit pas faire du jogging car il prend un risque majeur pour sa vie, même chose pour la famille en pleine santé qui décide de prendre sa voiture et d’utiliser l’autoroute sans aucune prévention », met en garde Jérôme Salomon.

Pour rappel, le mercure va encore monter demain sur la France qui pourrait battre en fin de semaine des records de chaleur accompagnés d’une pollution à l’ozone. « Les trois jours qui viennent vont être difficiles » pour les hôpitaux qui voient leur activité augmenter en raison de la canicule, a également prévenu ce mercredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’un déplacement au CHR de Metz-Thionville.