Canicule: Pénurie de paille, suffocation, déshydratation... Les agriculteurs encore plus vigilants avec leurs bêtes

ANIMAUX La hausse des températures représente un travail supplémentaire pour les agriculteurs et un stress pour les animaux

20 Minutes avec AFP

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Les vaches aussi ont soif pendant la canicule.
Les vaches aussi ont soif pendant la canicule. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

En raison de la canicule, les agriculteurs doivent se montrer vigilants par rapport à la santé de leurs bêtes, mais aussi de leurs cultures, avec un risque important de manque de fourrage créé par la sécheresse.

Une canicule représente « beaucoup plus de travail pour les agriculteurs parce qu’il faut plus surveiller ses animaux et ses cultures », a indiqué la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, mardi lors d’un point presse. Selon la présidente du premier syndicat agricole français, « tout ce qui peut-être fait pour rafraîchir les bâtiments et les animaux est mis en place par les éleveurs ».

Des opérations solidaires pour pallier la pénurie alimentaire

Ces hausses de températures sont « difficiles pour les animaux notamment ceux qui n’ont pas de glandes sudoripares ». Les animaux sont plus nerveux, il y a plus de risques par rapport aux yeux et aux plaies à cause de la prolifération de mouches, et cela peut aller jusqu’à des situations de détresse respiratoire, a décrit Christiane Lambert.

« Pour les animaux qui sont en bâtiment de type volaille, il y a des risques de suffocation ou d’étouffement, donc des pertes plus importantes », a-t-elle assuré, rappelant que lors de la canicule de l’année 2003, « il y avait eu une très forte mortalité d’animaux ». La canicule a également des conséquences sur les fourrages, qui permettent de nourrir le bétail. «   Il y a eu un déficit de récolte d’herbe au printemps et si la canicule tape fort avec des températures de plus de 40°, ça risque de tuer l’herbe qui pousse et cela obligera les agriculteurs à complémenter l’alimentation de leurs animaux aux champs et donc de déjà "taper" dans le stock d’hiver, ce qui serait dramatique pour certains d’entre eux », a expliqué Christiane Lambert.

« Quand on est éleveur, qu’on a 80 vaches allaitantes et qu’on n’a que sept bottes de foin dans la grange », comme chez un éleveur du Maine-et-Loire dont elle a récemment visité l’exploitation, « c’est le stress maximum », assure-t-elle. La présidente de la FNSEA indique que le syndicat a « déjà engagé une opération "paille de solidarité" entre départements ». « Les fortes chaleurs nécessitent des tours d’eau plus importants pour les gens qui sont en irrigation avec le risque aussi qu’il y ait des restrictions voire des interdictions d’irrigation », a ajouté Christiane Lambert.