Huile de palme: Cinq produits trompent le consommateur avec des «astuces marketing», selon Foodwatch

ALIMENTATION L’ONG Foodwatch pointe cinq grandes marques qui « trompent » le consommateur sur la présence d’huile de palme dans le produit

20 Minutes avec agence

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Huile de palme. Illustration
Huile de palme. Illustration — BERBAR HALIM/SIPA

Plusieurs marques mentent aux consommateurs sur la présence d’huile de palme dans leurs produits, dénonce l’ONG Foodwatch dans son dernier rapport. Publiée ce mercredi, l’étude épingle cinq produits connus du grand public qui contiennent de l’huile de palme, rapporte BFMTV.

Les cinq produits sont les pains suédois Krisprolls (Pagen), les biscottes LU Pelletier (Mondelez), la soupe forestière Knorr (Unilever), les chocolats Lindt (Lindt & Sprüngli) et la pâte feuilletée Trésor de Grand-Mère Herta (Nestlé).

Des « arnaques sur l’étiquette »

L’ONG estime que les groupes de l’agroalimentaire trompent le consommateur et masquent la présence d’huile de palme avec des « astuces marketing » : « de beaux épis de blé, la mention de la tradition en grand ou d’une recette digne de nos grands-mères », dénonce Camille Dorioz, responsable chez Foodwatch, interrogée par BFMTV. « Mais ce sont là des arnaques sur l’étiquette. »

Afin de protester contre ces méthodes, Foodwatch a mis en ligne une pétition intitulée « Huile de palme, non merci ! » pour mettre la pression sur les industriels qui induisent les consommateurs en erreur. Dans le même temps, l’ONG a lancé le site Foodwatchers.fr, où les consommateurs peuvent signaler directement des produits à l’étiquetage trompeur.

Une huile 30 % moins chère

Ces pratiques sont jugées « d’autant plus inacceptables » que l’huile de palme est très critiquée. Sa production a un impact grave sur l’environnement, les droits sociaux et la santé dénonce la responsable de Foodwatch. Selon une étude réalisée en 2018, sept consommateurs sur dix veulent des aliments sans huile de palme.

De 2007 à 2017, la France a doublé ses importations d’huile de palme. Son prix étant 30 % plus bas que les autres huiles végétales, les industriels la privilégient pour la confection d’aliments. Depuis décembre 2014, les marques doivent mentionner sa présence sur l’emballage. Mais ils « débordent d’inventivité » pour éviter que le consommateur aille lire les petits caractères, dénonce Camille Dorioz.