Saint-Nazaire: La victime présumée de violences sexuelles a démissionné de son mandat au conseil municipal

POLITIQUE Gaëlle Betlamini Da Silva a fait part, mercredi dans un courrier, de sa décision de démissionner du conseil municipal de Saint-Nazaire

Julie Urbach

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Gaëlle Betlamini-Da Silva, la victime présumée.
Gaëlle Betlamini-Da Silva, la victime présumée. — D.P. / 20 minutes

Elle n’assistera pas au prochain conseil municipal. Dans un courrier transmis ce mercredi par son avocate, Gaëlle Betlamini Da Silva, élue à la commission éducation et jeunesse à Saint-Nazaire, a fait part de sa démission remise ce jour. Début juin, la victime présumée dans l’affaire de soupçons de violences sexuelles qui secouent le bureau municipal de Saint-Nazaire a rompu le silence lors d'une conférence de presse.

Depuis, le conseil municipal se déchire, notamment autour du rôle du maire (PS), David Samzun. « La situation devient humainement intenable, je démissionne », écrit-elle dans le courrier.

« Je me sens insultée et humiliée »

L’affaire, qui remonterait à 2014, a éclaté au grand jour mi-mai, quand l’adjoint au maire en charge des finances, Martin Arnout (PS), a porté plainte pour diffamation contre la première adjointe, Laurianne Deniaud (PS). Il lui reprochait de l’avoir accusé, lors d’une réunion interne, d’avoir commis des violences sexuelles à l’encontre de Gaëlle Betlamini Da Silva. Depuis, il avait été demandé aux deux élus de ne plus apparaître lors d’événements publics.

« Il est inconcevable et impossible de poursuivre mon mandat alors que je me sens insultée et humiliée par les personnes avec qui je dois travailler, indique Gaëlle Betlamini Da Silva. L’hôtel de ville est devenu pour moi un lieu de maltraitance où le sentiment de peur est insurmontable. (…) Cette situation est profondément injuste mais en démissionnant je me protège. » Celle qui va désormais « se reconstruire » remercie cependant le collectif qui s’est constitué autour d’elle.