Canicule: La Bretagne, seul refuge pour éviter le coup de chaud

MÉTÉO La Bretagne est la seule région française relativement épargnée par les fortes chaleurs

Manuel Pavard

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Deux femmes marchent sous la pluie à Rennes, en été (illustration).
Deux femmes marchent sous la pluie à Rennes, en été (illustration). — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Alors que 53 départements français sont placés en alerte canicule, la Bretagne est la seule région française relativement épargnée par le phénomène.
  • La Bretagne connaîtra toutefois également une hausse des températures en milieu de semaine, mais seule l’Ille-et-Vilaine devrait réellement subir la canicule.
  • Sur les réseaux sociaux, les internautes rivalisent de messages humoristiques pour commenter cette situation cocasse.

Annoncée et redoutée depuis quelques jours, la canicule s’apprête à frapper la France, avec 53 départements placés en vigilance orange. L’Hexagone va étouffer sous des températures dépassant allègrement les 35 °C et flirtant même avec les 40 °C, à partir du milieu de semaine, sur une large portion du pays.

Pourtant, un petit bout de terre situé à l’extrémité occidentale devrait échapper en partie à ces fortes chaleurs : la  la Bretagne. Ce lundi, le thermomètre atteignait ainsi péniblement la barre des 20 °C dans la région, notamment à Rennes, où ciel gris, nuages et pluie ont dominé toute la journée.

Le ciel et la température à Rennes, le 24 juin 2019, jour de début de canicule un peu partout en France.
Le ciel et la température à Rennes, le 24 juin 2019, jour de début de canicule un peu partout en France. - M. Pavard / 20 Minutes

« Les prévisions de canicule sont liées à la configuration atmosphérique, avec un air venu du sud et du continent africain, explique Philippe Bleuse, prévisionniste à Météo-France. Parallèlement à cette remontée d’air chaud, on observe un anticyclone à l’est de la France et une dépression sur l’Atlantique, qui vont provoquer un grand courant de secteur sud. La Bretagne étant plus proche de la dépression, elle sera moins exposée et sous l’influence, aujourd’hui et demain [lundi et mardi], d’une activité pluvio-orageuse. »

Sur les réseaux sociaux, les internautes s’en donnent à cœur joie

Les Bretons ne seront toutefois pas totalement épargnés par le phénomène, qui culminera mercredi, jeudi et vendredi sur toute la France. « La Bretagne connaîtra quand même une hausse des températures assez marquée à partir de mercredi », tempère ainsi le météorologue.

Illustration : à Rennes, le mercure avoisinera les 33 °C mercredi et devrait grimper à plus de 35 °C jeudi et vendredi. En revanche, le thermomètre ne franchira pas la barre des 30 °C dans le Finistère et les Côtes-d’Armor, deux départements où sont attendues des maximales de 28 à 29 °C jeudi et vendredi.

Pourra-t-on parler de canicule sur la Bretagne en deuxième partie de semaine ? Le terme peut être utilisé « lorsqu’il y a à la fois [durant au moins trois jours consécutifs] des températures élevées dans la journée et pendant la nuit, ce qui empêche l’organisme de récupérer », précise Philippe Bleuse. Ce serait donc le cas de l’Ille-et-Vilaine, avec par exemple des minimales comprises entre 20 et 25 °C dans la nuit de jeudi à vendredi, mais pas du Finistère.

Sur les réseaux sociaux​, les internautes s’en donnent en tout cas à cœur joie depuis ce week-end, vantant notamment « la région d’irréductibles buveurs de chouchen résistant à la canicule » ou « la Bretagne, terre promise pour les réfugiés climatiques ». Un peu cliché certes, mais difficile de leur donner tort…