Hellfest: Des heures de queue pour un t-shirt, les produits dérivés se vendent à plein tubes

MERCHANDISING Cette année encore, les produits dérivés du Hellfest s'arrachent

J.U avec F.B

— 

Les stands merchandising du Hellfest sont pris d'assaut dès le début du festival, ici le 21 juin 2019
Les stands merchandising du Hellfest sont pris d'assaut dès le début du festival, ici le 21 juin 2019 — J. Urbach/ 20 minutes
  • Pour repartir du Hellfest avec un t-shirt ou autre souvenir, les festivaliers sont prêts à patienter parfois très longtemps.
  • Un point noir pour les organisateurs du festival, qui annoncent qu'un lieu plus adapté devrait voir le jour pour l'édition 2020.

A Clisson (Loire-Atlantique)

La file d’attente est interminable et le soleil tape. Mais après avoir patienté plus d’une heure, et dépensé environ 90 euros, Anne repart avec le sourire. « J’ai pris un polo pour mon père, un porte-clés et un t-shirt pour moi, un mug et des magnets pour des amis. Faire la queue, même si ça dure plusieurs heures, ça fait partie du jeu quand on vient au festival. Le métalleux adore les objets, surtout quand ça renvoie à des souvenirs. C’est comme un passage obligé ! »

Alors que le Hellfest 2019 a ouvert ses portes vendredi à Clisson, c’est déjà la ruée sur les stands de produits dérivés officiels. Derrière le comptoir, la dizaine de vendeurs ne sait plus ou donner de la tête. Samedi matin, plusieurs articles étaient déjà en rupture de stock. « Les t-shirts en taille L et XL partent toujours très vite, explique-t-on sur l’un des deux stands « Merch », situés en plein cœur du site. C’est pour cela que nous recommandons de faire ses emplettes dès le début du festival. »

Cette année, pour tenter de limiter le temps d’attente, il est possible de remplir un bon de commande après avoir fait son choix sur un petit livret, qui propose une cinquantaine de références (du doudou au textile, en passant par le briquet et les badges). Les organisateurs l’assurent : dimanche, il ne restera quasiment plus rien en boutique.

Six modèles de t-shirt

Dimitri et Hugues, qui repartent les bras chargés, s’empressent de retirer les articles de leurs emballages. « J’ai pris un pantacourt, une casquette et un marcel (total : 75 euros). Je vais les enfiler direct. Je ne pensais pas que ça taperait autant ! », sourit l’un des deux quadras. Quand on regarde tout autour de nous, on se rend compte que beaucoup ont déjà revêtu leurs trouvailles. Les chapeaux de cow-boy trouvent preneurs. Les sweat-shirts aussi, « car il peut quand même faire un peu frais le soir, et en plus ils sont de bonne qualité ».

Parmi les six modèles de t-shirts de l’édition 2019, qui affichent tous la programmation au dos, il y en a pour tous les goûts, par exemple pour les amateurs de couleurs fluo. Mais celui qui marche le mieux représente un grand motif gris, assez sobre. « Je ne suis pas super fan des têtes de mort, et ça ne passerait pas trop au boulot, estime cet ingénieur. Le t-shirt, c’est quand même 20 euros, donc j’achète celui que je pourrais le plus facilement reporter pendant l’année. » Pour les fans qui veulent se la jouer encore plus discret, le polo au petit logo et liseré rouges semble parfait.

Un vrai village merchandising

Le merchandising du Hellfest, qui représente près d’un million de chiffres d’affaires, est pourtant encore l’un des points noirs du festival, selon les organisateurs. « On a énormément de demandes, on a souvent des files d’attente qui sont très très longues, assume Alex Rebecq, porte-parole de l’organisation. Heureusement, on a affaire à un public qui est hyper respectueux, qui ne se bouscule pas. » On a effectivement pu le constater.

Pour 2020, les organisateurs espèrent que la question sera enfin réglée. « Il faut revoir entièrement les lieux. On pense à un vrai village merchandising, continue Alex Rebecq. Ce serait mieux pour les festivaliers, mieux pour le travail de nos équipes. » Des travaux devaient avoir lieu pour l’édition 2019, mais « un lieu plus adapté » devrait finalement voir le jour en 2020.