VIDEO.Tags racistes et antisémites sur une mairie d'Alsace, un élu menacé

ACCUEIL DE REFUGIES Des inscriptions racistes et antisémites et des menaces visant le maire de Thal-Marmoutier, un village alsacien qui accueille des réfugiés, ont été découvertes vendredi sur la mairie de Schirrhoffen (Bas-Rhin)

N.Sa avec AFP

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Des réfugiés africains étudient dans une salle du monastère de Thal-Mamourtier, en Alsace.
Des réfugiés africains étudient dans une salle du monastère de Thal-Mamourtier, en Alsace. — PATRICK HERTZOG / AFP

Tracés sur la façade arrière de la mairie de Schirroffen, près de Haguenau, selon les Dernières Nouvelles d'Alsace, les tags racistes et antisémites visent notamment le président Emmanuel Macron et le maire de Thal-Marmoutier Jean-Claude Distel dont le village d’environ 800 habitants accueille depuis fin 2017 des réfugiés d’Afrique subsaharienne.

« Le préfet (du Grand Est) Jean-Luc Marx condamne cet acte avec la plus grande fermeté et apporte son entier soutien au maire de Thal-Marmoutier ainsi qu’au maire de Schirroffen », a réagi la préfecture. D’après le journal régional, les inscriptions comparent Jean-Claude Distel à Walter Lübcke, un élu local allemand engagé en faveur de la politique d’accueil des réfugiés, qui a été assassiné le 2 juin. Il y a plusieurs mois, des inscriptions racistes et des croix gammées avaient déjà été tracées sur les murs de la mairie de Thal-Marmoutier et de son domicile.

La France s’est engagée à accueillir 3.000 réfugiés d’Afrique subsaharienne

Depuis décembre 2017, le couvent de Thal-Marmoutier, qui n’abrite plus que six soeurs franciscaines âgées, accueille des réfugiés d’Afrique subsaharienne sélectionnés par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) dans des camps au Tchad et au Niger, selon l’engagement de la France d’accueillir 3.000 réfugiés ayant transité par ces pays d’ici à la fin 2019.

Les réfugiés arrivent à Thal-Marmoutier par groupe de 55 et restent quatre mois, avant de s’installer dans des logements individuels. Ces derniers mois, les inscriptions racistes et antisémites se sont multipliées en Alsace sur des mairies, au domicile d’élus, mais également devant une école maternelle et sur les murs d’une ancienne synagogue.