Les chats stérilisés vivent plus vieux et en meilleure santé, selon une étude

ANIMAUX La durée de vie est estimée entre 2 et 5 ans pour un chat de rue et jusqu'à 20 ans pour un chat de famille stérilisé, selon l'enquête

20 Minutes avec agences

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Les chats stérilisés vivraient plus vieux, selon une étude (illustration).
Les chats stérilisés vivraient plus vieux, selon une étude (illustration). — F. Lodi / Sipa

Ils vivent plus vieux et en meilleure santé. Les chats stérilisés sont moins confrontés aux tumeurs mammaires et de l’appareil génital, aux maladies infectieuses et aux virus (sida du chat – FIV), indique une étude Opinionway réalisée pour la SPA pour inciter les maîtres à recourir à stérilisation.

« La stérilisation n’est pas un choix, c’est une nécessité, le seul acte responsable et protecteur pour le bien-être du chat et la collectivité », explique Emilie de Marco, secrétaire générale de la SPA. L’association rappelle qu'« avoir un animal entraîne des coûts que les propriétaires doivent intégrer et être prêts à assumer avant de s’engager ».

Une intervention coûteuse

Au-delà des portées non désirées, la stérilisation augmente la durée de vie de l’animal, autant pour les femelles que pour les mâles. Elle est « estimée entre 2 et 5 ans pour un chat de rue et jusqu’à 20 ans pour un chat de famille stérilisé », selon l’enquête. Face à ce constat, 65 % des vétérinaires interrogés souhaitent rendre la stérilisation obligatoire. Celle-ci réduit aussi les risques de maladies graves telles que les tumeurs mammaires cancéreuses dans plus de 9 cas sur 10, si elle est réalisée avant les premières chaleurs (entre 4 et 6 mois).

Mais pour 78 % des propriétaires, l’intervention est coûteuse et demeure le principal frein (38 %) pour franchir le cap. Le coût est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles un chat adopté à la SPA coûte 150 euros (vaccins, stérilisation et identification). La peur de l’opération, du changement de comportement de l’animal et le souhait d’avoir au moins une portée figurent parmi les autres raisons citées pour ne pas procéder à l’opération.

*Etude réalisée du 19 mars au 1er avril 2019 sur un échantillon de 1.001 particuliers et 100 vétérinaires.