Sécurité: Castaner veut un débat sur «la reconnaissance faciale» qui «peut permettre d'aller plus vite»

VIDEOSURVEILLANCE Le ministre de l'Intérieur était en visite à Nice où ce dispositif a été expérimentée pour la première fois sur la voie publique, pendant le Carnaval

Fabien Binacchi

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Le ministre de l'Intérieur en compagnie du maire de Nice Christian Estrosi (à d.), le vendredi 21 juin à Nice
Le ministre de l'Intérieur en compagnie du maire de Nice Christian Estrosi (à d.), le vendredi 21 juin à Nice — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Le ministre de l'Intérieur, en visite à Nice ce vendredi, s'est vu remettre le rapport sur l'expérimentation de la reconnnaissance faciale menée au Carnaval de Nice.
  • Christophe Castaner a jugé « important » d’ouvrir le débat sur cette possibilité offerte par la vidéosurveillance.

Le rapport sur l'expérimentation de la reconnaissance faciale menée en février dernier, pour la première fois sur la voie publique en France, en plein Carnaval de Nice, est bouclée. Christian Estrosi l’a remis ce vendredi au ministre de l’Intérieur. Saluant « l’ambition sécuritaire » du maire de Nice, Christophe Castaner, en visite dans la capitale azuréenne, a jugé « important » d’ouvrir le débat sur cette possibilité offerte par la vidéosurveillance,​ et toujours interdite par la loi.

« Je n’ai pas d’avis tranché sur cette question mais tout ce qui peut contribuer à la sécurité des Français va dans le bon sens, en veillant systématiquement à ce que les libertés individuelles ne soient pas mises en jeu », a déclaré le ministre, « très heureux qu’on puisse travailler sur l’expérimentation menée à Nice ».

Un système qui « peut permettre d’aller plus vite »

Pour Christophe Castaner, la reconnaissance faciale « peut permettre d’aller plus vite » dans certains cas. « C’est grâce à la vidéo que nous avons pu retrouver l’auteur présumé [de l’attentat au colis piégé qui a fait 14 blessés à Lyon] et l’interpeller. Mais c’est un travail qui a été fait image par image avec des policiers derrière chacun des écrans », a-t-il dit.

Lors de plusieurs soirées du dernier Carnaval de Nice, un millier de bénévoles ont été recrutés directement à une des entrées de la manifestation. Ces « cobayes » ont emprunté un chemin détourné scruté par six caméras du système de vidéosurveillance niçois directement relié à un logiciel d’analyse. En 0,2 seconde, le système testé devait être capable de reconnaître une personne dans un fichier de photos mis à disposition.

« Après un attentat, un braquage ou lorsque les complices d’un crime sont identifiés, un tel système pourrait être mis à contribution », avait vanté Christian Estrosi, qui se voit reprocher une certaine « surenchère sécuritaire » par son opposition.