«Ambiance de folie», «sauts partout» et «transpi»: Le Hellfest 2019 est bel et bien lancé

HELL YEAH Les fans de musiques extrêmes se retrouvent au Hellfest, à Clisson, jusqu'à dimanche

Julie Urbach
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L'entrée du Hellfest, le 21 juin 2019
L'entrée du Hellfest, le 21 juin 2019 — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Quelque 60.000 festivaliers participent à la 14e édition du Hellfest, jusqu'à dimanche.
  • Ce festival «unique au monde où l'on a l'impression d'être complètement ailleurs» bat déjà son plein.

A Clisson (Loire-Atlantique)

« Je n’y crois pas d’être ici… C’est un truc de ouf ! Je ne sais pas quoi dire à part que je suis la plus heureuse. » Assise dans l’herbe, un verre en plastique à la main une cigarette dans l’autre, Lou regarde tout autour d’elle et ne semble pas réaliser. Il y a deux semaines, cette étudiante a pourtant décroché l'un des derniers pass que tout le monde s’est arraché pour assister au Hellfest, la grand-messe du métal qui se déroule jusqu’à dimanche à Clisson. Derrière elle, devant la Main stage, des dizaines de milliers de personnes s’agglutinent, déambulent dans tous les sens, hurlent, dansent, sous un soleil de plomb. « C’est encore meilleur lorsqu’il fait bien chaud, et que ça sent la transpi, non ? lance un homme, bandana noir sur la tête. On est aux portes de l’enfer, ou on n’y est pas ? »

Jusqu’à dimanche, quelque 60.000 festivaliers se sont donné rendez-vous ici, « à ce festival unique au monde où l’on a l’impression d’être complètement ailleurs ». Parmi eux, certains vivent l’expérience pour la première fois. « Ça fait longtemps que je voulais venir, mais avec les exams, je ne pouvais jamais me libérer. Je m’attendais à quelque chose de grandiose, mais c’est encore mieux, sourit Théo, 26 ans, devant l’horloge monumentale de plusieurs dizaines de mètres de haut, l'une des nouveautés 2019. Les jeux de lumière, les décors, c’est tout un univers. Il faut ajouter à cela le fait qu’ici, on voit des groupes que l’on ne peut pas voir ailleurs. »

« Tu tombes, les gens te relèvent »

Tout le week-end, et depuis jeudi grâce à une journée supplémentaire (avec le festival Knotfest) des poids lourds comme Slipknot, ZZ Top ou Kiss viendront enflammer les scènes, qui se sont parées cette année d’écrans géants très appréciés. Pour applaudir Manowar, par contre, il faudra repasser, après une annulation de dernière minute. « Je comprends que certains soient en colère mais même si le prix du billet n’est pas donné, il y a 150 concerts, tempère Daphné, 30 ans, venue de Paris. Cette année, je trouve que c’est équilibré et qu’il y en a pour tous les goûts. Il y a pas mal de punk français, c’est une bonne surprise pour moi car je suis hyper fan. »

Nicolas et Mathias, venus entre frères, n’écoutent pas forcément beaucoup de métal pendant l’année. Pourtant, ils reviennent pour leur deuxième Hellfest et en profitent déjà à fond. Leur endroit préféré du site, c’est la War zone, avec ses concerts de metal extrême. « Je n’écoute pas ça dans ma chambre mais ici ce n’est pas pareil, assure Mathias. Il y a une ambiance de folie, tu te lances dans des pogos géants, tu fais des sauts partout, tu tombes, les gens te relèvent… On est comme des fous depuis l’achat des billets. Tous les mois on se faisait un petit compte à rebours… »

Le plus important ? « La bière »

Ce vendredi soir, Ultra vomit, Gojira, ou encore Mass Hysteria sont attendus sur les scènes principales. En attendant, et alors que les six scènes crachent du son depuis 11h ce matin, les files d’attente aux bars, cashless et merchandising ne désemplissent pas. L’espace restauration non plus, qui a dévoilé son nouveau look, avec un gazon synthétique et une offre renouvelée. « Franchement, c’est pas mal, mais le plus important c’est qu’il y ait assez de bière ! », estime Tony, 42 ans, venu de Normandie. L’an dernier, 400.000 litres de bières avaient été écoulés sur le site du Hellfest. Un record qui pourrait peut-être une nouvelle fois tomber…