Prison du Havre: Deux surveillants agressés par un détenu condamné pour terrorisme

VIOLENCES Jeudi matin, deux gardiens du centre pénitentiaire du Havre ont été frappés avec un pied de la table par un détenu condamné pour des faits de terrorisme

T.C avec AFP

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Deux surveillants de la prison du Havre ont été agressé par un détenu qui a hurlé
Deux surveillants de la prison du Havre ont été agressé par un détenu qui a hurlé — BEAUFILS/SIPA

Ce jeudi à 7 heures, deux surveillants de la prison du Havre ont été agressés par un détenu à l’ouverture de sa cellule a indiqué la direction de l’administration pénitentiaire (DAP), apprend 20 Minutes de source proche du dossier. Ce dernier a frappé les deux agents avec un pied de la table de la cellule, probablement en fer, en criant « Allah akbar ». Il avait été condamné en 2017 pour participation à association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste.

Une surveillante a été blessée au bras et son collègue à l’épaule, à la jambe et au pouce. Ils ont été pris en charge aux urgences. Rapidement maîtrisé, le détenu a été placé en quartier disciplinaire, a indiqué la DAP, précisant qu’il était déjà passé en quartier d’évaluation de la radicalisation.

Les surveillants envisagent des mouvements de protestation

Selon nos informations, confirmant celles du Centre d’Analyse du Terrorisme, il s’agit de Mohammed Taha El Hannouni, un djihadiste condamné à 7 ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris. Le parquet du Havre a été saisi mais le parquet de Paris a indiqué qu’une évaluation de la situation était en cours par la section antiterroriste. L’enquête a été confiée à la Sdat (sous-direction anti-terroriste) et au SRPJ de Rouen.

Selon Olivier Duval, délégué CGT au centre de détention du Havre, ce détenu, âgé de 25 ans, « était plus que suivi ». « On savait qu’il pouvait y avoir des problèmes avec lui à tout moment », a-t-il dit à l’AFP. « C’est l’ébullition [chez les surveillants] dans la prison depuis l’agression », a-t-il ajouté. Des mouvements de protestation sont envisagés selon lui.

Dans un communiqué, le syndicat Ufap-Unsa a dénoncé « la gestion calamiteuse » des détenus radicalisés. Début mars, à Condé-sur-Sarthe (Orne), Michaël Chiolo, détenu radicalisé, avait agressé deux surveillants avec un couteau en céramique avant de se retrancher avec sa compagne pendant près de 10 heures dans une unité de vie familiale de la prison.