Hôpitaux: Les syndicats appellent à une nouvelle journée de grève le 2 juillet

CONTESTATION Les syndicats espèrent « élever le rapport de force » dans un contexte de « multiplication des conflits » aux urgences mais aussi en psychiatrie ou dans les maisons de retraite

20 Minutes avec AFP

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Lyon, le 6 février 2018. Les personnels paramédicaux des urgences de l'hôpital Edouard-Herriot à Lyon, en grève, manifestent devant le siège des HCL pour réclamer davantage de moyens humains pour accueillir les patients dignement.
Lyon, le 6 février 2018. Les personnels paramédicaux des urgences de l'hôpital Edouard-Herriot à Lyon, en grève, manifestent devant le siège des HCL pour réclamer davantage de moyens humains pour accueillir les patients dignement. — E. Frisullo / 20 Minutes

La mobilisation du secteur médical continue. Pour obtenir des hausses d’effectifs et de salaires, l’intersyndicale CGT-FO-SUD a appelé, ce mercredi, les personnels de l’ensemble des établissements de santé à se mobiliser le 2 juillet et les urgences à intensifier leur grève.

Après la mobilisation du 11 juin, les syndicats espèrent de nouveau « élever le rapport de force » dans un contexte de « multiplication des conflits » aux urgences mais aussi en psychiatrie ou dans les maisons de retraite, expliquent-elles dans un tract.

Un rassemblement devant le ministère des Finances

Pour « déverrouiller les cordons de la bourse », elles appellent à un rassemblement devant le ministère des Finances à Paris, où se tiendra le rendez-vous salarial annuel de la Fonction publique. Elles seront rejointes par le collectif Inter-urgences, qui avait décidé dès lundi d’appeler à une manifestation nationale le 2 juillet. Mercredi, ce collectif de soignants non syndiqués revendiquait 131 services en grève dans toute la France, après trois mois de mobilisation aux urgences.

« Attributions de financements supplémentaires », « arrêts de fermetures de services » et de « lits », « augmentation des salaires », « abandon des projets de loi » sur la santé et la fonction publique… Les revendications de l’intersyndicale n’ont pas changé depuis le précédent appel à une grève nationale le 11 juin.

Les mesures d’urgence annoncées par Agnès Buzyn n’ont pas convaincu

Quant à la question spécifique des urgences, « les récentes déclarations de la ministre » de la Santé Agnès Buzyn « ne répondent pas » aux attentes des professionnels, estime-t-elle. Après trois mois de grève, la ministre a promis vendredi de débloquer 70 millions d’euros pour les urgences, notamment pour financer des primes.

Mais les grévistes réclamant de leur côté « des effectifs en personnel supplémentaires, des lits en aval nécessaires pour le « zéro patient sur les brancards » et une revalorisation » immédiate de leur salaire, selon les syndicats. Le 11 juin, une centaine de personnes s’étaient rassemblées devant le ministère de la Santé à l’appel de l’intersyndicale. Le 6, plus de 200 personnes avaient défilé dans la capitale à l’appel du collectif Inter-Urgences.