PMA pour toutes: Edouard Philippe veut éviter au maximum de cliver le débat

DEBAT Le Premier ministre ne souhaite pas que le débat sur la PMA pour toutes ait lieu dans une atmosphère aussi clivante que lors du débat sur le mariage pour tous

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe veut  éviter au maximum de « cliver » le débat sur la PMA pour toutes.
Edouard Philippe veut éviter au maximum de « cliver » le débat sur la PMA pour toutes. — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

Edouard Philippe a déclaré lundi qu’il souhaitait éviter au maximum de « cliver » le débat sur la PMA pour toutes, contrairement à ce qui s’était passé, selon lui, lors de l’adoption du mariage gay en 2013.

« Si on veut avoir un bon débat, il ne faut pas arriver avec l’idée que nous aurions la vérité et que les autres seraient dans l’erreur. Moi j’ai été très frappé, au moment de la loi sur le mariage pour tous, par une attitude qui me paraissait être une attitude fondée sur l’idée qu’il fallait cliver au maximum. Je ne veux pas du tout aller dans ce débat en clivant », a souligné le Premier ministre sur France 5.

« Je pense que la société a bougé »

Selon lui, « ce sera plus facile parce que ça va être abordé dans le cadre des lois de bioéthique (…) où on se pose la question de savoir ce qui est souhaitable ». « Il y aura donc un débat éclairé et je pense que la société a bougé », a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement a rappelé qu’il avait été opposé à titre personnel en 2013, à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, promesse de campagne d’ Emmanuel Macron qui sera examinée au parlement en septembre.

Depuis, il a « cheminé » et « pense qu’aujourd’hui il est possible d’accorder ce droit sans enlever quoi que ce soit à quiconque et sans remettre en cause les équilibres fondamentaux sur lesquels repose notre société ».

«Que chacun puisse exprimer son idée»

Le Premier ministre a dit craindre « les gens qui ne respectent pas les règles en matière de manifestations comme ça a pu arriver au moment des “gilets jaunes” ».

« Mais le fait qu’il y ait des Françaises et des Français qui manifestent paisiblement pour exprimer leurs convictions n’est en soi pas un problème, a-t-il ajouté. Ce qui m’intéresse, c’est que chacun puisse exprimer son idée et qu’à la fin, l’Assemblée nationale puis le Sénat, éclairés, puissent prendre une bonne décision. »