Grève des femmes: Des «centaines de milliers de femmes» dans la rue en Suisse

MOBILISATION Une marée violette a réclamé la défense des droits des femmes et l'égalité salariale vendredi en Suisse

Alexia Ighirri

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Grève des femmes: Des «centaines de milliers de femmes» dans la rue en Suisse
Grève des femmes: Des «centaines de milliers de femmes» dans la rue en Suisse — Fabrice Coffrini / AFP

Quelque 70.000 manifestantes à Zurich, 40.000 à Bâle et Berne ou encore 60.000 à Lausanne… Selon les organisateurs de la mobilisation en marge de la grève des femmes ce vendredi en Suisse, des « centaines de milliers de femmes » ont marché pour défendre leurs droits et réclamer l'égalité salariale.

En clair, une véritable marée violette, couleur choisie par le mouvement. Les manifestantes, respectant le code couleur, ont brandi des slogans féministes tels que « A bas le patriarcat », « My body is mine » (mon corps m’appartient) ou « Harry Potter serait mort si Hermione n’existait pas ». Près de 30 ans après leur dernière grève historique, les femmes suisses sont passées à l’action pour dénoncer aussi les violences sexistes et défendre la reconnaissance des tâches domestiques.

Des actions symboliques

« Le 14 juin 2019 entre dans l’histoire récente de la Suisse comme la plus grande manifestation politique. En considérant l’ensemble de la journée, plusieurs centaines de milliers de femmes ont pris part aux actions, grèves et débrayages de la Grève des femmes », a écrit dans un communiqué l’Union syndicale suisse.

Parallèlement à cette marche, des actions symboliques ont été organisées ce vendredi. A Berne, les députés ont symboliquement interrompu leurs débats pendant 15 minutes. De nombreux parlementaires étaient vêtus de violet, tout comme la ministre de la Défense, Viola Amherd. La ministre de la Police et Justice, Simonetta Sommaruga, a quant à elle salué les militantes à la gare locale.

Crèches fermées, service minimum dans les écoles, certaines villes – comme Genève – ont soutenu la mobilisation. Le média suisse « Le Temps » a, quant à lui, laissé des trous sur son site pour illustrer l'impact de la grève des femmes.