Marseille: Même «stabilisée», la fraude dans les transports coûte «l'équivalent d'un collège» par an

TRANSPORTS La présidente de la métropole Aix Marseille Provence veut intensifier la lutte contre la fraude dans les transports en commun. Vingt policiers municipaux patrouilleront bientôt dans le métro à Marseille

J.S.-M.

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La fraude dans les transports en commun s'est stabilisée.
La fraude dans les transports en commun s'est stabilisée. — P. Magnien / 20 Minutes

A un an des municipales, la quasi-candidate Martine Vassal (LR) s’est focalisée ce jeudi sur la fraude dans le métro. Selon la Régie des transports métropolitains, le taux de fraude s’est stabilisé autour de 20 %, après avoir baissé de quatre points en deux ans

« On a peut-être atteint un palier difficile à franchir », glisse un cadre de la régie, qui a décidé d’augmenter les amendes pour les voyageurs qui circulent sans ticket. Ils devront désormais payer 100 euros, contre 35 auparavant. « C’est dissuasif », assure la présidente du Conseil départemental et de la métropole Martine Vassal. Elle déplore que la fraude coûte 20 millions d’euros par an à la RTM, une somme « considérable » : « C’est le prix d’un collège ou de trois rames de métro », assure l’élue.

Vingt policiers municipaux en plus

La RTM va mettre en place des portes anti-fraude, plus efficace que des tourniquets très faciles à sauter. Elle va aussi moderniser ses caméras, pour un coût total « qui se chiffre en dizaine de millions d’euros ».

La mairie de Marseille va, de son côté, embaucher 20 policiers municipaux supplémentaires. Ils patrouilleront chaque soir dans le métro. Mais ils ne devraient pas croiser pas Martine Vassal, qui est venue ce jeudi gare Saint-Charles… en voiture.