BlaBlaCar annonce à Lyon le lancement de ses lignes de cars BlaBlaBus pour desservir la France et l'Europe

TRANSPORT Des BlaBlaBus sont lancés sur les routes dès maintenant par le leader mondial du covoiturage

E.F. avec AFP

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Après le covoiturage, BlaBlaCar s'attaque désormais au transport en car. Illustration
Après le covoiturage, BlaBlaCar s'attaque désormais au transport en car. Illustration — SIPA
  • BlaBlacar a lancé ce mardi depuis Lyon ses bus, avec l’ambition d’offrir d’ici à la fin de l’année 400 villes-destinations en Europe à prix « low cost ».
  • Une quinzaine de lignes sont pour l’heure opérationnelles et desservent des villes en France, en Belgique et aux Pays-Bas, avec un prix de départ de 4.99 euros.

Après le covoiturage, les trajets en bus low-cost. BlaBlaCar, qui a annoncé en novembre avoir acheté Ouibus, a lancé mardi depuis Lyon ses bus, avec l’ambition d’offrir d’ici à la fin de l’année 400 villes-destinations en Europe à prix « low cost ».

Pour la plate-forme de covoiturage française, il y a une vraie « logique » à se lancer dans l’autocar. « Le covoiturage va aller desservir le point à point, très précis, très granulaire quand le bus va être l’arme low-cost entre les grandes villes », explique Nicolas Brusson, cofondateur et directeur général de BlaBlaCar.

« Favoriser la mobilité partagée »

Ces BlaBlaBus se veulent aussi complémentaires du train, avec des horaires décalés par rapport aux lignes ferroviaires, ou des lignes sans correspondance comme sur le Clermont-Lille ou Bruxelles, qui nécessite en train un changement de gare à Paris, souligne Roland de Barbentane, directeur général d’Ouibus.

Pour le leader mondial du covoiturage, qui s’appuie sur une communauté de plus de 75 millions de membres dans le monde, répartie dans 22 pays, l’objectif affiché est également de continuer à améliorer le taux de remplissage sur la route en favorisant la mobilité partagée. « Le bus s’inscrit aussi dans notre mission de favoriser une mobilité plus écologique, ajoute Frédéric Mazella, président fondateur de la société. Contrairement aux idées reçues, un bus avec un taux de remplissage de 60 % émet à peine un tiers des émissions de CO2, par kilomètre passager, d’une voiture ».

Une quinzaine de lignes actives

Dans le détail, le consommateur pourra retrouver cette offre de bus sur le site de BlaBlaCar comme celui de la SNCF (oui. SNCF), qui propose déjà depuis décembre les annonces BlaBlaCar. Les prix commenceront à 4,99 euros le trajet et augmenteront en fonction de la demande, contrairement à ceux du covoiturage qui sont relativement stables, en fonction du nombre de kilomètres.

BlaBlaCar propose dès à présent une quinzaine de lignes desservant des villes en France, en Belgique et aux Pays-Bas, qui seront opérées par une dizaine de sous-traitants. Parmi elles, des BlaBlabus assurent notamment la desserte entre Paris et Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Marseille ou Toulon. Au départ de Lyon, une ligne rejoint Auch en passant par Nîmes, Montpellier, Narbonne ou encore Toulouse.

Le transport en autocars attire les entrepreneurs

D’ici à la fin de l’année, BlaBlaCar étendra son offre avec 70 lignes en tout, de l’Italie aux Pays-Bas mais aussi des lignes domestiques en France ou en Allemagne. Au final, quand il aura bouclé « dans les semaines à venir » le rachat d’Ouibus, il proposera 400 villes-destinations. Dans cette stratégie européenne, les hubs joueront une place centrale, comme celui de Lyon-Perrache, deuxième gare de départ après Paris pour les Ouibus.

L’entreprise n’est pas la seule à avoir eu l’idée de miser sur le transport par autocars pour favoriser la mobilité partagée. Depuis quelques mois, la start-up Tourisgo propose en effet du covoiturage en cars. Le concept repose sur la vente de places à bord des bus qui jusqu’alors revenaient à vide au dépôt. En avril, deux cents autocaristes s’étaient inscrits sur la plateforme, sur laquelle ils proposent les trajets prévus tandis que les voyageurs s’inscrivent.