Finistère: Quinze personnes soupçonnées d’avoir dégradé des radars ont été identifiées

GILETS JAUNES La préfecture assure que les auteurs des dégradations seront «fermement condamnés»

J.G. avec AFP

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Un radar hors service après avoir été incendié. Ici en janvier 2018 sur le bord de la rocade de Rennes.
Un radar hors service après avoir été incendié. Ici en janvier 2018 sur le bord de la rocade de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

L’enquête sur la dégradation de plusieurs radars automatiques dans le Finistère a connu des avancées significatives. Quinze personnes suspectées d’avoir commis ces actions ont été identifiées ces dernières semaines. Les investigations se poursuivent pour préciser « le déroulement des faits et les responsabilités de chacun », a indiqué la préfecture du Finistère dans un communiqué.

Depuis fin 2018, et la naissance du mouvement des «gilets jaunes», plusieurs radars automatiques ont fait l’objet de dégradations ou de destructions dans le département. « Ces actes irresponsables doivent être fermement condamnés, car ils mettent en danger la vie de nos concitoyens », a souligné la préfecture.

Chaque radar coûte environ 60.000 euros

La destruction ou la dégradation de radars fixes constitue un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende, rappelle-t-elle.

« Parallèlement aux procédures engagées sur le plan pénal, l’Etat engagera également des actions au civil afin d’obtenir une réparation du préjudice financier subi », assure la préfecture, soulignant que le prix d’un radar automatique est d’environ 60.000 euros, et que le coût de sa réparation ou de son remplacement est supporté par la collectivité publique.