VIDEO. «Gilets jaunes» à Montpellier: L'acte 30 aurait dégénéré à cause d'une rumeur de décès d'un manifestant

VIOLENCES Epicentre de l’acte 30 des «gilets jaunes», la manifestation à laquelle ont participé environ 2.000 personnes s’est rapidement transformée en guérilla urbaine

Jerome Diesnis

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Les "gilets jaunes" le 8 juin 2019 à Montpellier. (Pascal GUYOT / AFP)
Les "gilets jaunes" le 8 juin 2019 à Montpellier. (Pascal GUYOT / AFP) — AFP

La rumeur s’est propagée comme une traînée de poudre dans le cortège, samedi à Montpellier. Elle a chauffé les esprits et largement contribué aux violences urbaines qui ont émaillé la manifestation. Très vite a circulé la rumeur qu’un manifestant était décédé, victime de la répression des forces de l’ordre. Pour certains il s’agissait d’une femme tombée sous les coups de matraque des CRS, pour les autres d’un street medic.

L’information s’est révélée être fausse. Elle a été démentie par la préfecture de l’Hérault sur les réseaux sociaux ainsi que par les sapeurs-pompiers de l’Hérault. Le bilan des violentes manifestations fait état de 19 interpellations et d’une vingtaine de blessés légers, 10 côté forces de l’ordre et 10 côté manifestants.

Le centre-ville mis à sac par les « gilets jaunes »

Le centre de Montpellier, épicentre de l’acte 30 des « gilets jaunes », a rapidement été mis à sac par de nombreux manifestants parmi lesquels figuraient environ 400 black blocs. Ils avaient affiché sur les réseaux sociaux dans la semaine leur volonté d’en découdre avec les forces de l’ordre et de saccager le mobilier urbain et les commerces.

L’origine de ces rumeurs, qui ont contribué au déchaînement de violence, est pour le moment inconnue. Les forces de l’ordre se demandent si elles ont été diffusées sciemment pour faire dégénérer la situation.