SNCF: Un appel à la grève lancé dans les bars des TGV pour le week-end de la Pentecôte

MOBILISATION Les syndicats protestent contre une décision de la direction sur la durée des « fins de service » de certains salariés

20 Minutes avec AFP

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Un TGV file à vive allure.
Un TGV file à vive allure. — Pixabay

Un appel à une « grève illimitée » dans les bars de toutes les lignes TGV, pour le week-end de la Pentecôte, a été lancé, ce vendredi, par les syndicats CFDT, FO, CGT et SUD de la société de restauration Newrest, a annoncé une source syndicale.

Ces quatre syndicats « ont décidé d’appeler à une grève illimitée, à partir d’aujourd’hui (vendredi), sur l’ensemble du périmètre TGV national », dont les bars​ sont exploités par la société Newrest, a indiqué Ronald Dufresne-Almendro, délégué syndical SUD-Rail de l’entreprise de restauration.

Des « disparités entre salariés »

La CFDT, FO, la CGT et SUD protestent contre une décision de la direction sur la durée des « fins de service » de certains salariés, a précisé Ronald Dufresne-Almendro. En faisant passer d’une heure à une demi-heure la période dite de « fin de service », cette décision risque d’entraîner mécaniquement pour ces salariés « des pertes de repos », a-t-il expliqué.

Autres « dangers pour les salariés », dont les droits sont calculés en fonction de la durée de leur temps de travail : une « perte de salaire » à cause de la « suppression de la prime repas sur certaines rotations » ou une « disparité entre salariés », certains conservant des fins de service d’une heure quand d’autres les verront réduites à 30 minutes, critiquent les syndicats dans un tract unitaire.

« Du matériel cassé, qui n’est remplacé ni par la SNCF, ni par Newrest »

« Nous avons déjà alerté la direction sur les fins de service de 15 minutes pour les Rennais qui font un aller-retour » jusqu’à Lille, « l’agent n’étant pas en repos le lendemain », ajoutent les syndicats.

Ronald Dufresne-Almendro a également affirmé que les salariés peuvent travailler à bord des trains « avec du matériel cassé, qui n’est remplacé ni par la SNCF, ni par Newrest », comme « des machines à café, fours ou frigos cassés ». En outre, « il n’y a pas suffisamment de stocks à bord. Au bout de cinq à dix minutes, certains produits sont déjà en rupture. Toute l’agressivité des clients, c’est l’agent commercial à bord qui la reçoit », a-t-il regretté.