Un homme lit.
Un homme lit. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

EDUCATION

Un jeune Français sur dix en difficulté de lecture, un sur 20 est illettré

Selon une étude du ministère de l'Education, un jeune Français sur vingt est en situation d'illettrisme

Plus d’un jeune Français sur dix est « en difficulté de lecture » et un sur vingt en situation d’ illettrisme, révèle ce jeudi une étude du ministère de l’ Education, qui s’appuie sur des tests conduits auprès des 713.000 participants à la Journée Défense et citoyenneté en 2018.

Sur ces jeunes âgés de 16 à 25 ans, 11,5 % « sont en difficulté de lecture », indique une note de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui dépend du ministère de l’Education.

«Un déficit important de vocabulaire»

Ceux qui rencontrent les difficultés les plus sévères et qui représentent 5,2 % de l’ensemble « peuvent être considérés en situation d’illettrisme » caractérisé notamment par « un déficit important de vocabulaire ».

Les jeunes du niveau au-dessus (6,3 % de l’ensemble) ont, quant à eux, « un niveau lexical oral correct, mais ne parviennent pas à comprendre les textes écrits ».

77,6 % des jeunes évalués sont des « lecteurs efficaces »

On trouve ensuite, selon les données de l’enquête, 10,9 % de jeunes « aux acquis limités », qui « parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension ». Pour ces profils, la lecture « reste une activité laborieuse mais qu’ils savent mettre en œuvre pour en retirer les fruits ». Quelque 77,6 % de jeunes sont enfin des « lecteurs efficaces », selon la Depp.

Sans surprise, les jeunes en difficulté de lecture sont « de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d’étude s’élève », souligne l’étude. Ils représentent 45,8 % chez ceux qui n’ont pas dépassé le niveau collège et 4,7 % chez ceux qui déclarent suivre ou avoir suivi une filière générale ou technologique au lycée.

Les filles moins en difficulté que les garçons

Par ailleurs le pourcentage de jeunes en difficulté est très différent selon le sexe : 13,2 % des garçons contre 9,6 % des filles, poursuit l’enquête, qui est menée tous les ans depuis 2009.

La fréquence des difficultés de lecture est enfin plus prononcée dans les départements du Nord et certains en Ile-de-France (17,2 % de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne, 15,4 % dans la Somme, 12,3 % en Seine-Saint-Denis).