Le navire
Le navire — Drassm

HISTOIRE

VIDEO. Brest: Les recherches de deux épaves mythiques relancées dans la rade

Les navires «La Cordelière» et «Le Régent» ont sombré au large des côtes du Finistère en 1512 lors d’une bataille sanglante

  • Les recherches ont repris depuis lundi en rade de Brest pour tenter de retrouver les épaves de La Cordelière et du Régent.
  • Ces deux navires de guerre avaient coulé en 1512 à la suite d’une bataille épique.
  • Lors de la première campagne de fouilles sous-marines, menée l’été dernier, une autre épave et des vestiges avaient été mis à jour.

« On finira un jour par retrouver ces épaves, même si c’est dans trois siècles ! ». Comme tout bon archéologue, Michel L’Hour sait s’armer de patience et de persévérance. Depuis lundi, ses équipes du département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) ont repris les recherches dans la rade de Brest pour tenter de retrouver les épaves de La Cordelière et du Régent.

Toile du combat de «La Cordelière» contre la flotte anglais, peinte par Pierre-Julien Gilbert.
Toile du combat de «La Cordelière» contre la flotte anglais, peinte par Pierre-Julien Gilbert. - Musée des Beaux-Arts de Brest

Ces deux navires de guerre, fleurons des flottes bretonnes et anglaises, avaient sombré au large des côtes du Finistère en 1512 lors d’une bataille sanglante qui avait duré plusieurs heures. « Les deux bateaux, chargés de munitions, ont fini par exploser avant de couler avec près de 2.000 hommes à bord », indique Michel L’Hour, directeur du Drassm.

Une autre épave découverte lors de la première campagne

L’été dernier, une première campagne de prospection sous-marine avait été menée à bord du navire d’exploration l’André Malraux. Elle n’avait malheureusement pas permis la localisation des deux épaves mais avait tout de même débouché sur de belles découvertes. L’épave d’un navire en bois contemporain de la Cordelière et du Régent, rebaptisé Sud Minou 1, avait ainsi été mise à jour et de nombreux vestiges récupérés à bord.

Démarrée lundi, la deuxième campagne va se poursuivre jusqu’au 14 juin sur une zone de 27 km², dont une aire de 10 km² à haute probabilité. La campagne reprendra ensuite du 24 au 28 juin pour se focaliser plus particulièrement sur l’épave Sud Minou 1, qui repose par 50 mètres de fond, grâce à des systèmes robotiques très performants.

« Ce projet est absolument pilote pour l’archéologie sous-marine française et au-delà. Quels que soient ses résultats, le projet permettra de faire des pas de géant dans le domaine de l’archéologie sous-marine », a assuré mardi à Brest Michel L’Hour.