Des syndicats d'enseignants appellent à une grève de la surveillance du bac

EDUCATION Plusieurs syndicats enseignants appellent à une grève de la surveillance des épreuves de philosophie le 17 juin, premier jour du baccalauréat, pour protester contre les réformes du ministre de l’Education

N.Sa avec AFP

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Le syndicat enseignant Snes-FSU avait déjà manifesté le 24 janvier dernier à Lyon contre la réforme Blanquer.
Le syndicat enseignant Snes-FSU avait déjà manifesté le 24 janvier dernier à Lyon contre la réforme Blanquer. — KONRAD K./SIPA

« On appelle à une grève de la surveillance mais pas des épreuves. On veut envoyer un signal pour dire à Jean-Michel Blanquer qu’il n’a rien écouté », a indiqué Frédérique Rolet, qui dirige le premier syndicat des professeurs du secondaire Snes-FSU.

Cet appel, auquel se sont joints d’autres syndicats (SNALC, CGT…), concerne la surveillance des épreuves de philosophie le 17 juin, premier jour du baccalauréat ainsi que l’épreuve écrite de français pour les élèves de Première, qui se déroule le même jour, a ajouté Frédérique Rolet, confirmant une information de franceinfo.

« On est justement attaché à un bac national »

Les syndicats entendent ainsi protester contre la réforme du baccalauréat, qui réduit notamment le nombre d’épreuves finales de l’examen au profit du contrôle continu et qui s’accompagne d’une refonte de l’enseignement au lycée.
« Le but n’est évidemment pas d’empêcher les gamins de passer le baccalauréat. On est justement attaché à un bac national et cette réforme va le faire disparaître », a ajouté Frédérique Rolet, assurant que Jean-Michel Blanquer portait « la responsabilité » de cet appel à la grève du fait de son manque d’écoute.

Depuis un bon mois, le Snes-FSU a lancé une consultation auprès de ses adhérents qui se sont déclarés, à une très large majorité, favorables à cette grève de la surveillance, selon Frédérique Rolet. Dans un communiqué publié jeudi, la fédération de parents d’élèves Peep dit « respecter » le droit à la grève des enseignants mais ajoute qu’il ne doit pas « entraver le droit des élèves d’étudier » et de passer leurs examens « dans des conditions optimales pour la réussite de tous ».

« Les élèves, les professeurs, les parents d’élèves et toute la communauté éducative oeuvrent chaque jour pour la réussite des collégiens et lycéens. Il serait bien dommage d’abîmer tout ce travail sur cette dernière ligne droite », ajoute le communiqué, qui appelle les professeurs à « faire entendre leur voix sans sanctionner les élèves ».