Révisions du bac: «J'ai collé des pense-bêtes dans mes toilettes par matière et par thème»

VOUS TEMOIGNEZ A moins de trois semaines de l’épreuve de philosophie du bac, nos internautes nous ont confié leur stratégie pour se préparer aux épreuves

Delphine Bancaud

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Réviser sans se prendre la tête, c'est le but des techniques anti-stress
Réviser sans se prendre la tête, c'est le but des techniques anti-stress — pixabay
  • Il y a deux genres de candidats au bac : les très très cools, qui viennent à peine de démarrer leurs révisions, et les adeptes des rétroplannings sur plusieurs mois.
  • Stimulation de la mémoire visuelle ou auditive, travail en groupe ou seul, chacun a sa technique pour réviser.
  • Et certains ont prévu de faire des impasses… plus ou moins risquées.

Il y a les coureurs de fond et les sprinteurs. Alors que l’épreuve de philosophie du bac aura lieu dans moins de trois semaines, certains candidats ont à peine commencé leurs révisions. C’est le cas de Léna, qui a répondu à notre appel à témoins : « Cela fait une semaine maintenant que je rattrape rapidement tout ce que je n’ai pas fait en un an, à cause de ma flemmardise durant l’année. Je dois aller à l’essentiel, donc je fais des exercices rapides, je planche sur des annales, tout en regardant des vidéos lorsque je ne comprends pas où est mon erreur », raconte-t-elle.

Yousouf, qui prépare un bac S, s’y est aussi mis tardivement, il y a une semaine : « Je me donne comme objectif de faire trois exercices en maths et trois en physique-chimie par jour. Pour l’instant, je tiens le rythme et je balaie progressivement l’ensemble du programme », se rassure-t-il. Mais pour Laurent, en terminale S, réviser maintenant, à trois semaines du bac, c’est un peu trop tôt ! « Je commencerais la dernière semaine », assure-t-il en toute décontraction. Mais sur l’échelle de la « coolitude », Léo fait mieux : « Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de réviser le bac, c’est de l’eau #talent », frime-t-il. « Je n’ai toujours pas commencé les révisions, je suis même actuellement en Corse avec ma copine Je pense que le bac ne sera qu’une formalité, comme chaque année », surenchérit Illan.

« Je consacre seulement trois heures par jour à mes révisions »

Et face à la tentation Roland-Garros, la motivation de Julien a pris un smash : « Pour l’instant, je consacre seulement trois heures par jour à mes révisions. Je m’étais dit que j’allais intensifier cela, mais avec le début de Roland-Garros, force est de constater que je passe plus de temps à regarder les exploits de nos joueurs nationaux plutôt qu’à réviser », reconnait-il.

Pour se booster, Stessi, qui a dû mal à s’y mettre, a refait la déco de l’appartement familial : « J’ai dû mal à réviser, j’ai pourtant collé des post-it dans mes toilettes par matière et par thème. J’ai aussi collé mes cartes de géographie sur les murs de ma chambre », décrit-elle. Pour limiter les sources de distraction, Marine a une autre stratégie : ne jamais rester seule : « J’assiste aux séances de révisions que nos professeurs nous ont proposées ou je travaille avec des amis. Je trouve que c’est motivant de ne pas être seule devant sa feuille, car je me sens aidée et accompagnée. Ça permet aussi de demander quand je ne comprends pas quelque chose et de ne pas aller sur Internet, de ne pas être tentée d’envoyer des textos ».

« J’y consacre trois heures par soir »

Mais parmi nos lecteurs candidats au bac, il y a aussi de gros bosseurs, qui ont anticipé l’échéance depuis longtemps. Les adeptes du rétroplanning, parmi lesquels figure Léo, qui prépare un bac ES : « J’ai commencé à apprendre les cours d’histoire dès le mois de septembre. J’ai appris neuf chapitres de sciences économiques et sociales pendant les vacances d’avril-mai. Et depuis fin avril et jusqu’au 17 juin, j’ai établi un planning de révisions. Des maths, de l’éco, de l’histoire, tout est planifié ! Je travaille toujours régulièrement et surtout de plus en plus intensément jusqu’au bac en juin », explique-t-il. Jade a elle aussi un programme de révisions très serré pour les prochaines semaines : « Le top chrono est lancé ! Pour les révisions de mes fiches (une page recto verso par leçon), j’y consacre trois heures par soir, soit une page par heure. J’ai également prévu d’aller aux séances de révisions au lycée pour pouvoir poser des questions, m’éclairer sur certains points ». Quentin ménage encore moins ses efforts : « Étant donné que je vise la mention très bien, je consacre tout mon temps libre à mes révisions, soit près de huit heures par jour en dehors des cours ! », indique-t-il.

Question méthode de révision, il y a les accros des fiches… et les autres. « J’ai fait des fiches de révision sur chaque chapitre avec, pour chacun des philosophes, le résumé de ses pensées. Simples, claires, nettes et précises, les fiches, c’est ce qu’il y a de meilleur », assure Kahyna. Même son de cloche chez Nicolas : « Reprendre ses cours et faire des fiches de révisions permet une certaine concentration et de rentrer quelques notions dans la tête. Et puis ces fiches sont plus pratiques à emporter partout ». Mais pour Julien, elles s’apparentent plus à une perte de temps : « Je préfère jeter un œil sur les contrôles effectués au long de l’année afin de voir ce qui manquait, et ainsi ne pas reproduire ces mêmes oublis lors du bac. Sinon, sur une feuille vierge, je réfléchis 30 minutes pour mettre tout ce que je sais sur un chapitre. Ensuite, je regarde mon cours pour voir ce que j’ai oublié », détaille-t-il. « J’ai horreur des fiches et je passe environ 1h30/2h par jour à apprendre à voix haute en récitant », déclare de son côté Clément.

« Je me consacre surtout à l’histoire, la géo et la philo et je fais l’impasse sur le reste »

Mais pour les bosseurs réguliers, pas question de friser le burn-out pour autant. Pour Gauthier, « il est important de continuer à avoir une vie. Car réviser 24h/24 et 7j/7 n’est pas forcément une meilleure solution. Il faut sortir pendant les révisions tout en étant raisonnable, évidemment, en évitant d’avoir la gueule de bois, par exemple » assure-t-il. Kady, lui, est intraitable sur les pauses : « Je prends 30 minutes chrono pour bosser de manière intensive et je me distrais pendant 10 minutes. Et ensuite, je rebosse 30 minutes ».

Et comme les programmes sont lourds, certains prévoient de faire des impasses. Et là aussi, les calculs vont bon train. « J’ai réfléchi aux impasses. Si je manque de temps pour revoir le programme d’histoire-géo, je ferai une impasse sur un chapitre. Mais pas sur les cartes. Car j’estime qu’avec une carte, on peut facilement avoir 5/8, voire 8/8 à l’étude de document et c’est très important ! », prévoit Solène. Quitte à prendre de gros risques, comme Lilou : « Je me consacre surtout à l’histoire, la géo et la philo, et je fais l’impasse sur le reste ». Pas sûr que ce soit la meilleure stratégie…