Facebook: Une association dénonce l'inaction du réseau social face à la multiplication des vidéos de combats de chiens

CRUAUTÉ ANIMALE Le réseau social a réagi au rapport de l'association et mène l'enquête sur ces contenus

20 Minutes avec agence

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Un pitbull dans un chenil. Illustration.
Un pitbull dans un chenil. Illustration. — JULES MOTTE/SIPA

Les vidéos de combats de chiens se multiplient sur Facebook et ne font l’objet d’aucune modération, selon l’association américaine de protection animale Lady Freethinker (LFT), qui  a lancé une pétition pour demander au réseau social de prendre des mesures, rapporte The Guardian.

L’association, qui a mené l’enquête, affirme que les cinq plus gros groupes Facebook consacrés aux combats de chiens réunissent plus de 160.000 personnes. Entre octobre 2018 et février 2019, 2.000 publications ont été repérées par les activistes.

Facebook, « complice d’actes criminels »

Vingt-six messages contraires au règlement de Facebook ont même été signalés à la plateforme, mais seuls six ont été supprimés, déplore le rapport de LFT. Pour les autres, le réseau social aurait simplement suggéré de bloquer ou de se désabonner des groupes d’où venaient les publications visées.

« Le degré de violence et d’exploitation des chiens est épouvantable », s’insurge Nina Jackel, fondatrice de LFT. Facebook « échoue à protéger d’innocents animaux de la maltraitance et potentiellement de la mort » et « se rend complice d’actes criminels sur des chiens ».

Le réseau social a réagi à ces accusations. Il a remercié l’association de son action et affirme avoir pris contact pour obtenir plus d’informations et mener l’enquête. Un porte-parole de Facebook a rappelé que « promouvoir ou montrer des combats organisés entre des animaux n’est pas autorisé ». Les combats canins sont interdits dans de nombreux pays, précise Slate. En France, ils peuvent être punis de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.