La semaine de travail de quatre jours séduit les Français

EMPLOI Deux travailleurs sur trois aimeraient adopter ce rythme dans l’Hexagone selon une étude publiée ce mardi

E. M.

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Illustration d'un bureau. Après un burn-out, effondrement lié aux conditions de travail, la reprise doit être bien préparée pour éviter la rechute.
Illustration d'un bureau. Après un burn-out, effondrement lié aux conditions de travail, la reprise doit être bien préparée pour éviter la rechute. — Pixabay

Il n’y a pas qu’à l’école que l’on parle de la semaine de quatre jours. 60 % des Français opteraient pour cette organisation de leur temps de travail s’ils le pouvaient. C’est le résultat de l’étude The Workforce View in Europe 2019 publiée ce mardi par la société spécialisée dans la gestion RH et la paie ADP et réalisée auprès de plus de 10.000 salariés européens, dont 1.410 Français.

Selon l’étude, 83 % des personnes interrogées choisiraient alors de travailler plus pendant quatre jours et seulement 17 % préféreraient des horaires inchangés, quitte à percevoir une rémunération moindre. Au sein des « Millennials », définis comme les 25-34 ans dans l’étude, ils seraient 15 % à choisir cette solution d’une baisse de salaire.

La semaine de quatre jours est particulièrement plébiscitée chez les 35-44 ans : 62 % d’entre eux y sont favorables. « L’objectif semble être la recherche d’un meilleur équilibre entre leur travail et leur vie personnelle », souligne ADP.

Mesure expérimentée en Suède

« L’objectif de tous, employeurs et salariés, est bien de créer des environnements de travail où chacun peut atteindre pleinement son potentiel, ce qui passe avant tout par des analyses du temps de travail, de mesure de l’engagement des collaborateurs et de création de dynamiques positives pour que le temps passé à travailler ne soit pas vécu comme une contrainte mais bien un moment où chacun peut s’épanouir », a commenté Carlos Fontelas de Carvalho, le président d’ADP pour la France et la Suisse.

La semaine de quatre jours est plus populaire en Espagne (63 %), au Royaume-Uni (61 %) et aux Pays-Bas (61 %) qu’en France. En revanche, elle séduit seulement 38 % des travailleurs polonais.

« En Suède, plusieurs structures ont déjà testé la semaine de 30 heures réparties sur 4 jours de travail avec un maintien de la rémunération équivalente à ce que les salariés touchaient lorsqu’ils travaillaient 40 heures », rappelle le site spécialisé sur les questions d’emploi Welcome to the Jungle.