VIDEO. Attentat de Lyon: «Rien n'est établi, il n'y a pas de certitude», affirme Christophe Castaner au sujet du profil du suspect

ENQUETE Le ministre de l’Intérieur s’est rendu à Lyon en fin de journée. Il n’a pas donné d’éléments supplémentaires sur le profil du suspect interpellé ce lundi matin dans l'enquête sur l'explosion

Caroline Girardon

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Soixante douze heures après l'explosion de Lyon, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il n'y avait aucune certitude concernant le profil et les motivations du principal suspect.
Soixante douze heures après l'explosion de Lyon, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il n'y avait aucune certitude concernant le profil et les motivations du principal suspect. — ROMAIN LAFABREGUE /
  • Soixante-douze heures après l’explosion d’un colis piégé à Lyon, quatre personnes ont été placées en garde à vue.
  • Christophe Castaner, en déplacement à Lyon, a affirmé qu’il n’y « avait aucune certitude » concernant le profil et les motivations du principal suspect.
  • Le jeune homme de 24 ans de nationalité algérienne est décrit par les voisins comme « sympathique » et « serviable ».

Soixante-douze heures après l'explosion d'un colis piégé à Lyon, quatre personnes ont été interpellées lundi matin et sont toujours en garde à vue, a rappelé Christopher Castaner, le ministre de l’Intérieur, lors d’un déplacement le jour même entre Rhône et Saône. Il s’agit du principal suspect, un jeune homme de 24 ans de nationalité algérienne, mais aussi de ses deux parents, qui résident à Oullins (dans la proche banlieue de Lyon) et l’un de ses proches, lycéen. 

Concernant le profil de l’étudiant, le premier flic de France s’est refusé à tout commentaire alors qu’il avait pourtant annoncé lui-même sur les réseaux suspects l’arrestation du suspect.

« Respecter le temps de l’enquête »

« Rien, à l’heure qu’il est, n’est établi », déclare-t-il, ajoutant qu’il faut « respecter le temps de l’enquête ». « Il n’y a aucune certitude », martèle-t-il, préférant insister sur le travail des équipes de police qui ont « mené une enquête difficile ».

« Au départ, il y avait peu d’éléments mais ils ont néanmoins été suffisants pour étudier près de 300 appels téléphoniques », dévoile la ministre de l’Intérieur. Les images des caméras de surveillance ont permis de l’identifier rapidement.

« Contrairement aux images qui ont été diffusées, celles de nos caméras étaient de très grande qualité et particulièrement nettes », rectifie Jean-Yves Sécheresse, adjoint à la mairie de Lyon, en charge de la sécurité, confirmant des propos tenus plus tôt dans la journée auprès de 20 Minutes par Gérard Collomb.

« Nos services ont pu étudier l’itinéraire de ce jeune homme avant qu’il ne passe devant la croissanterie. Il y a 200 caméras installées dans le 2e arrondissement de Lyon. Tout a été regardé. Petit à petit, on a pu reconstituer son trajet avant de le perdre au niveau du confluent. Mais on a vu qu’il avait pris la direction de la Mulatière et d’Oullins. Le CSU (centre de supervision urbain) d’Oullins a pris la relève », expose l’élu.

« Il a le même look que tous les jeunes de son âge »

Le suspect se déplaçant avec « un vélo à assistance électrique » a été repéré le dimanche dans le sens inverse, au niveau du musée des Confluences. « Comme il avait un bon coup de pédale, il allait très vite mais nos observateurs ont remarqué qu’il s’agissait du même homme », indique Jean-Yves Sécheresse, ajoutant que les images ont été ensuite transmises à la police scientifique.

Lundi, peu d’informations ont filtré sur le suspect. « Il a le même look que tous les jeunes de son âge. Personne n’aurait pu le remarquer », dévoile une source qui a visionné les images de vidéosurveillance. Dans la résidence des Ifs où ses parents résident à Oullins, les voisins se disaient toutefois surpris par cette arrestation, décrivant « un jeune homme » « sympathique », « serviable » et une « famille agréable ».