Attentat de Lyon: Peu de victimes prises en charge par la cellule d'aide psychologique activée après la déflagration

AIDE AUX VICTIMES Treize personnes ont été blessées vendredi dans l’explosion survenue à Lyon, dont une enfant. Une cellule psychologique avait été activée peu après les faits par les autorités

Elisa Frisullo

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Vendredi à Lyon, où une explosion au colis piégé a eu lieu rue Victor-Hugo.
Vendredi à Lyon, où une explosion au colis piégé a eu lieu rue Victor-Hugo. — KONRAD K./SIPA
  • Une cellule d’aide psychologique et de soutien aux victimes a été mise en place dès vendredi soir à Lyon.
  • Une dizaine de personnes y sont allées ce week-end.
  • Au-delà du dispositif de soutien d’urgence, une aide aux victimes reste possible à compter de ce lundi.

Peu après l’explosion survenue rue Victor-Hugo, vendredi, les terrasses de bars et restaurants du centre-ville ont été prises d’assaut à Lyon, à deux pas du vaste périmètre de sécurité déployé et des nombreuses forces de l’ordre quadrillant le secteur. Un vendredi presque normal, en somme. Plusieurs témoins de l’explosion du colis piégés confirmaient ce soir-là à 20 Minutes « qu’aucun vent de panique » n’avait suivi la déflagration, qui avait violemment retenti dans la Presqu’île à l’heure de la sortie des bureaux et des classes.

Un sentiment confirmé par le peu de personnes accueillies depuis vendredi par la cellule d’aide psychologique et de soutien mise en place dans un gymnase par les autorités, quelques heures après les faits. « Durant le week-end, cette cellule a pris en charge une dizaine de personnes », indique ce lundi la préfecture du Rhône.

Une aide juridique, une prise en charge médico-psychologique

Dans certains établissements scolaires, comme au collège Chevreul, situé dans le périmètre du lieu de l’explosion, une cellule psychologique a été mise en place ce lundi matin pour les élèves ayant été confinés vendredi soir ou ayant été touchés de près ou de lieu par l’explosion, confirme l'inspection académique du Rhône. «Une quarantaine d'élèves» de cet établissement catholique, encore présents lors de la déflagration, ont été confinés après la déflagration puis ont été évacués dans le calme par les forces de l’ordre.

Olivier Quenis, inspecteur de la 2e circonscription, s'est rendu ce lundi matin «dans l'école du Sacré Coeur, où l'enfant hospitalisée vendredi soir, est scolarisée», ont précisé à 20 Minutes les services départementaux de l'Education nationale. 

Au-delà du dispositif d’urgence, faiblement utilisé, les victimes pourront continuer à être accompagnées dans les prochains jours et semaines. Dès ce lundi, celles qui en ressentent le besoin ou leurs proches peuvent bénéficier d’une prise en charge médico-psychologique en contactant le 04 72 11 63 87 pour un rendez-vous rapide, ou le 15 en cas d’urgence, précise la préfecture. Pour une aide juridique aux victimes, les personnes concernées doivent joindre le 116.006, numéro vert national gratuit.

Dans l’explosion, treize personnes, dont une fillette, ont été légèrement blessées. Onze victimes avaient été hospitalisées pour des blessures superficielles et quatre personnes ont été opérées samedi pour retirer des éclats métalliques projetés sur elles dans le souffle de l’explosion.