WAIR, le masque antipollution et son tour de cou
WAIR, le masque antipollution et son tour de cou — Elodie Charrière

POLLUTION

Lyon: Elle imagine et crée un masque antipollution qu'elle veut tendance et efficace

Cet accessoire, conçu par une start-up lyonnaise, permet de filtrer trois types de pollution : particulaire, gazeuse et microbienne

  • Wair, start-up lyonnaise, a lancé sur le marché des masques antipollution.
  • Son but est d'allier efficacité et esthétique.
  • Le masque permet de filtrer trois types de pollution : particulaire, gazeuse et microbienne. Il s’adapte à la forme du visage et assure une étanchéité.

Se protéger de la pollution tout en restant à la mode. C’est le concept de la start up Wair, fondée par une jeune lyonnaise, Caroline Van Renterghem. Accueillie pour son lancement au Village des Créateurs à Lyon, Wair propose depuis février 2018 des masques antipollution que l’on peut dissimuler sous des foulards ou des tours de cou spécifiques (à partir de 69.9 €). L’idée est de rendre le produit beaucoup plus esthétique et agréable à porter. Il existe trois gammes en vente : le masque seul, le masque accompagné d’un foulard ou d'un tour de cou.

Caroline Van Renterghem a élaboré ce projet suite aux problèmes respiratoires, causés par la pollution, qu’elle a elle-même rencontrés. « D’après les résultats de l’OMS, 7 millions de personnes meurent dans le monde suite à des problèmes de santé liés à la pollution », indique Caroline Van Renterghem, fondatrice de la start-up. « Les masques antipollution que j’ai essayés étaient peu efficaces, inconfortables et pas du tout esthétiques. J’ai inventé Wair pour proposer au grand public un produit qui répond à ces trois problématiques », explique la jeune femme qui travaille en lien avec des experts de la qualité de l’air.

La combinaison d’un masque étanche et d’un filtre efficace

Un filtre est intégré à l’intérieur du masque. Ce dernier a plusieurs couches qui permettent de filtrer trois types de pollutions : particulaire, gazeuse et microbienne. « Les polluants restent dans le filtre. Ainsi, l’air que le consommateur respire est propre », ajoute la fondatrice. 

La forme particulière du masque a été pensée pour qu’elle puisse s’adapter à tous les visages et assurer une certaine étanchéité. Toutes les fuites possibles sont fermées. « Cela permet de garantir qu’un maximum d’air passe à travers le filtre et non sur les côtés », assure Caroline.

Réduire l’impact environnemental

Dans sa démarche pour protéger le public de la pollution, la créatrice a intégré une dimension environnementale. Les tours de cou sont fabriqués en polyester recyclé et les foulards en coton bio. « Tous les produits sont tissés et confectionnés à Lyon », confirme la Lyonnaise. Pour éviter le transport de la marchandise, tout est réalisé dans le même périmètre. « Nous voulons assurer une cohérence entre ce que l’on vend et la manière dont on les conçoit. Si nous luttons contre la pollution, il est essentiel pour nous d’éviter au maximum l’impact que nous pouvons avoir sur l’environnement ». Pour la prochaine version, l’entreprise envisage de changer le tour du masque, en silicone, et de le remplacer par du plastique bio sourcé, beaucoup plus écologique.

Une application mobile centrée sur la pollution

Pour aller plus loin, la fondatrice de Wair a également développé son application mobile sous le nom de Supairman. « Il y a quelques années, je me suis rendu compte qu’il y avait un manque d’information sur la pollution et ses conséquences. J’ai élaboré cette appli pour résoudre ce problème », raconte Caroline Van Renterghem.

Grâce à la géolocalisation, l’application, gratuite, détermine le niveau de pollution qu’il y a dans le secteur. Les données sont récupérées par la société Breezometer à l’aide de plusieurs algorithmes. Ce niveau est évalué à l’aide d’une jauge. Si celle-ci dépasse le nombre 50, cela signifie que la pollution devient critique. L’application permet aussi de comprendre et connaître les principaux polluants présents dans l’air. Supairman informe aussi l’utilisateur lorsque le masque antipollution doit être porté et quand, au contraire, ce n’est pas nécessaire.