«Gilets jaunes», acte 28: Le préfet de police de Paris déplore les appels aux manifestations non déclarées

SECURITE Didier Lallement, le préfet de police de Paris, a rappelé que les manifestations sauvages « feront l’objet de contraventions et d’une dispersion »

20 Minutes avec AFP

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Le préfet de police de Paris Didier Lallement.
Le préfet de police de Paris Didier Lallement. — Eric Feferberg / AFP

Le préfet de police de Paris a déploré samedi matin le retour au principe des manifestations non déclarées de « gilets jaunes » dans la capitale et a prévenu d’une « réaction ferme » en cas de débordements lors de l'acte 28 de ce mouvement social inédit.

« Malheureusement, il semble qu’une partie des gilets jaunes a décidé de ne pas déclarer de manifestation », a commenté Didier Lallement venu saluer policiers et gendarmes mobilisés sur le dispositif de maintien de l’ordre au rond-point de la place de l’Etoile à Paris.

Seule une manifestation pour ce 28e samedi consécutif de mobilisation des « gilets jaunes » a été officiellement déclarée dans la capitale, avec un départ de cortège en fin de matinée du cimetière du Père Lachaise pour aller en direction du Sacré Cœur.

Selon une journaliste de l’AFP, une grosse centaine de personnes, sans leurs gilets jaunes, défilaient pour leur part à la mi-journée dans l’ouest de la capitale, tentant d’approcher de la place de l’Etoile et des Champs-Elysées et jouant au chat et à la souris avec les forces de l’ordre.

Réaction ferme en cas de débordements

Les forces de l’ordre ont fait usage à plusieurs reprises de grenades lacrymogènes pour repousser les manifestants, qui répondaient à l’appel lancé sur les réseaux sociaux par plusieurs figures des « gilets jaunes », dont Eric Drouet, pour défiler à Paris sans signe distinctif, un fait inédit depuis le début du mouvement le 17 novembre.

« C’est une journée atypique par rapport à l’absence de déclaration mais nous avons déployé notre dispositif », a déclaré à l’AFP Didier Lallement. « Nous sommes en capacité de nous projeter dans tous les endroits de Paris ». « Depuis plusieurs semaines, nous avons réussi à faire en sorte que les manifestations se passent bien. Dont acte de ce changement de posture. Il y aura une réaction ferme s’ils devaient refaire ce qui s’est passé avant le 21 mars (date de son entrée en fonction) », a averti le préfet de police.

1.000 fonctionnaires mobilisés

Selon le préfet, 1.000 fonctionnaires sont mobilisés pour des contrôles préventifs dans les gares, gares routières et en périphérie de la capitale. Trois mille fonctionnaires de police et militaires sont mobilisés en outre dans le cadre du maintien de l’ordre à Paris.

« Les manifestations non déclarées sont des attroupements », a rappelé Didier Lallement. « S’il y a des manifestants sur les périmètres interdits, ils feront l’objet de contraventions et d’une dispersion ».

Pour le 10e samedi consécutif, la préfecture de police a pris un arrêté interdisant tout rassemblement de personnes se revendiquant des « gilets jaunes » dans le secteur des Champs-Elysées et dans un périmètre comprenant l’Elysée et l’Assemblée nationale. Le secteur de la cathédrale Notre-Dame est également visé par cet arrêté d’interdiction.