Loi Blanquer: Le Sénat adopte une version remaniée du projet de loi «pour une école de la confiance»

LOI BLANQUER Reste désormais à se mettre d’accord avec l’Assemblée nationale sur un texte commun, en vue d’une adoption définitive rapide

Jean-Loup Delmas

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Jean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer — Alfonso Jimenez/REX/SIPA

Le Sénat, à majorité de droite, a adopté mardi en première lecture le projet de loi « pour une école de la confiance », qui prévoit l’abaissement à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire, dès la rentrée prochaine.

Le texte, largement remanié par rapport à la version votée par l’Assemblée nationale, a été adopté à 213 voix ( LR, centristes, Indépendants) contre 95 (PS, CRCE à majorité communiste) et 38 abstentions (LREM, RDSE à majorité radicale).

Difficulté à se mettre d’accord

Députés et sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d’accord sur une version commune, en vue d’une adoption définitive rapide d’une loi défendue par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer comme « profondément sociale », malgré l’hostilité persistante d’une part des enseignants.

Le Sénat a fait disparaître une des mesures contestées qui ouvrait la possibilité de regroupements entre collèges et écoles primaires au sein d’un nouveau type d’établissement « des savoirs fondamentaux ».

Mais la droite sénatoriale a injecté dans le texte d’autres mesures qui font polémique. Telle la possibilité d’une retenue sur les allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme. Ou encore un autre amendement LR visant à interdire les signes religieux ostentatoires pour les parents accompagnateurs lors des sorties scolaires.