Rhône: Un square Marin Sauvajon inauguré à Chaponost, près de Lyon, en hommage au «courage» du jeune homme

HOMMAGE La mairie de Chaponost, près de Lyon, a décidé de baptiser du nom de Marin l’un des squares de la commune

Elisa Frisullo

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Marin a été passé à tabac en novembre 2016 à Lyon pour avoir défendu un couple qui s'embrassait.
Marin a été passé à tabac en novembre 2016 à Lyon pour avoir défendu un couple qui s'embrassait. — AFP
  • Un square de Chaponost, près de Lyon, porte désormais le nom de Marin Sauvajon.
  • C’est un hommage au jeune homme qui, en novembre 2016, avait été passé à tabac à Lyon pour avoir défendu un couple qui s’embrassait.
  • Présent samedi à la cérémonie, Marin s’est dit touché par cette initiative et un peu « gêné ».

Il ne fait pas partie de la commune. Pourtant, l’un des espaces publics de la ville porte désormais son nom. La ville de Chaponost, près de Lyon, a inauguré samedi un square Marin Sauvajon, du nom de ce jeune homme passé à tabac et laissé pour mort à Lyon en novembre 2016 pour avoir défendu un couple qui s’embrassait.

Après plusieurs jours de coma et une longue rééducation, Marin conserve aujourd’hui de lourdes séquelles. « Ici, à Chaponost, nous sommes fiers d’initier, je l’espère, une démarche de dénomination d’espaces publics qui porteront votre nom », a souligné samedi le maire de Chaponost Damien Combet (divers droite), devant Marin, présent à la cérémonie.

« C’est pour nous une façon à la fois de vous remercier pour l’acte qui a été le vôtre le soir là, mais également d’inscrire de manière pérenne, au sein de notre commune, les valeurs de courage et de non-renonciation face à la difficulté comme des éléments essentiels de notre république », a ajouté le maire.

« Jamais je n’aurais pensé être ainsi mis à l’honneur »

Très « touché par cette initiative », Marin a tenu à remercier la ville de Chaponost. « Je suis toutefois un peu gêné car le jour où j’ai fait ce geste, jamais je n’aurais pensé être ainsi mis à l’honneur. Je dois même vous dire que je ne l’ai pas fait pour être reconnu par vous tous. Non. Je l’ai fait car ce que je voyais m’indignait, me révoltait, et me poussait à intervenir. Et rien de plus », a souligné Marin.

Le jeune homme de 23 ans, qui a reçu la médaille d’or de la ville de Lyon fin 2017, s’est vu remettre la légion en mars dernier par le président de la République, Emmanuel Macron. Son agresseur, mineur lors des faits, a été condamné à sept ans et demi de réclusion criminelle par la cour d’assises des mineurs de Lyon en mai 2018.