Un escalier arc-en-ciel à Rennes 2 pour lutter contre l’homophobie et à la transphobie

DROITS LGBTI Inauguré ce vendredi, cet escalier arc-en-ciel a vu le jour grâce au budget participatif de l’université Rennes 2

Jérôme Gicquel

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L'université Rennes 2 a désormais son escalier arc-en-ciel.
L'université Rennes 2 a désormais son escalier arc-en-ciel. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Un escalier arc-en-ciel a été inauguré ce vendredi sur le campus de Rennes à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.
  • Il s’agit d’un des projets retenus dans le cadre du budget participatif de l’université.

Le campus de Villejean à Rennes a pris des couleurs ce vendredi. A l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, un escalier arc-en-ciel, symbole des fiertés LGBTI, a été inauguré non loin de l’entrée de l’université Rennes 2. « Si j’avais emprunté ces marches il y a encore quelques années, peut-être que j’aurai mieux accepté mon homosexualité », indique Pierre-Henri Prevost.

C’est cet étudiant, représentant du syndicat L’Armée de Dumbledore au conseil d’administration de l’université, qui est à l’origine du projet. Sur le campus, l’idée a tout de suite plu et a recueilli un grand nombre de voix dans le cadre de la deuxième saison du budget participatif.

« Il y a un côté artistique, festif mais je vois surtout cet escalier comme un combat contre les préjugés et les violences qui touchent encore les personnes LGBTI », assure-t-il. « Cela doit nous inviter à rester toujours vigilant, toujours en lutte car ces droits ne sont jamais acquis », poursuit Clément Gautier, vice-président étudiant de Rennes 2.

L’utilisation du prénom d’usage déjà en vigueur

Sans vouloir récupérer le projet, « qui reste une initiative étudiante », la direction de l’université tient à rappeler qu’elle a toujours prôné les valeurs de tolérance en son sein. « Rennes 2 n’est pas exemplaire ni parfaite. Mais la direction a permis que les choses avancent », assure sa vice-présidente Christine Rivalan-Guego.

Elle cite notamment en exemple l’installation de toilettes neutres et la reconnaissance du prénom d’usage dès 2017 pour les personnes trans. Suivant les recommandations de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, plusieurs écoles et universités rennaises (Rennes 1, Sciences Po, Normal Sup et l’école de chimie) se sont d’ailleurs engagées à faciliter cette démarche dès la rentrée prochaine.

 

Des actes homophobes en léger recul en Bretagne

Selon le rapport annuel de SOS Homophobie rendu public mercredi, 44 actes homophobes ont été recensés l’an dernier en Bretagne, dont 30 rien qu’en Ille-et-Vilaine. L’association note un léger mieux par rapport à 2017 où 50 actes avaient été signalés.