Projet de loi école: Le Sénat supprime le regroupement école-collège

DEBATS Le projet de loi « pour une école de la confiance » porté par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer, est arrivé cette semaine en première lecture au Sénat

20 Minutes avec AFP

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Rentrée scolaire à Lyon en 2018 (image d'illustration).
Rentrée scolaire à Lyon en 2018 (image d'illustration). — E. Frisullo / 20 Minutes

Un sujet de grogne des profs qui disparaît. Le Sénat a supprimé la disposition contestée du projet de loi école, qui permet un regroupement des classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles au sein d’un nouveau type d’établissement « des savoirs fondamentaux ». Le ministre de l’Education, qui a dit s’en être remis à la « sagesse » des sénateurs, ne s’est pas opposé à cette suppression.

« Nous avons clairement le sentiment qu’il y a besoin de temps, de maturation », a déclaré Jean-Michel Blanquer, soulignant qu'« on ne peut pas ne pas entendre » la contestation qui s’est exprimée ces dernières semaines. Cette disposition avait été introduite par voie d’amendement d’une députée LREM à l’Assemblée nationale, suscitant l’inquiétude des parents d’élèves, du corps enseignant comme des élus locaux.

La question « reste ouverte »

En commission, les sénateurs l’avaient supprimée à l’unanimité, mais en séance publique, vendredi, le sénateur LR Jacques Grosperrin a défendu un amendement proposant une nouvelle rédaction, avec des garanties explicites pour tenter d’apaiser les inquiétudes. Cet amendement « de compromis » a finalement été retiré par son auteur, à l’issue d’un long débat, le ministre Jean-Michel Blanquer s’en remettant à la sagesse du Sénat. Tout en défendant « la raison d’être » du dispositif – assurer pour les élèves « un continuum » entre le primaire et le collège –, le ministre a dit entendre « parfaitement ceux qui disent que c’est prématuré ».

« Peut-être peut-on consacrer certains principes à l’occasion de cette loi, c’est une question qui reste ouverte », a-t-il poursuivi. « Ce qui est certain c’est que le débat est très ouvert désormais et de toute façon ça n’est pas un sujet seulement des prochains jours, des prochaines semaines à la faveur de cette loi, mais c’est un sujet des prochains mois pour avoir la plus vaste concertation avec les associations d’élus, avec les syndicats ».