Kering: Les mannequins mineurs ne défileront plus pour le géant français du luxe

MODE « Nous espérons créer un mouvement qui incitera d’autres à nous suivre », a expliqué François-Henri Pinault alors que son groupe n’aura plus recours à des mannequins mineurs

20 Minutes avec agences
Illustration d'un défilé.
Illustration d'un défilé. — BUKAJLO FREDERIC/SIPA

Kering ne fera plus appel à des mannequins mineurs pour représenter des adultes lors des défilés et séances photos de ses différentes marques. Le géant français du luxe l’a annoncé ce mercredi.

« Nous avons conscience de l’influence exercée par les images produites par nos maisons, notamment auprès des jeunes générations, a expliqué le PDG François-Henri Pinault dans un communiqué. Nous estimons avoir la responsabilité de proposer les meilleures pratiques possibles dans le secteur du luxe et nous espérons créer un mouvement qui incitera d’autres à nous suivre ».


Un rythme et des exigences élevés

Cette nouvelle politique entrera en application lors des défilés de la saison automne-hiver 2020/2021. « Le niveau de maturité physiologique et psychologique de mannequins âgés de plus de 18 ans nous semble en effet plus approprié au rythme et aux exigences liés à cette profession », a précisé Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable et des affaires institutionnelles internationales du groupe.

En septembre 2017, Kering et son concurrent LVMH, représentant des grands noms comme Gucci, Saint Laurent, Vuitton et Dior, avaient adopté une charte commune de bonnes pratiques pour interdire le recours à des mannequins trop maigres et âgés de moins de 16 ans pour représenter des adultes.

La mort d’un mannequin de 14 ans avait relancé le débat

En février de la même année, le directeur de casting James Scully avait déclenché une polémique lors de la « Fashion Week » parisienne en dénonçant les conditions d’un casting réalisé pour Balenciaga par deux de ses concurrents. Il les avait accusés de traitement « sadique et cruel » à l’encontre de jeunes filles forcées d’attendre des heures dans un escalier.

La mort en Chine d'un mannequin russe de 14 ans dans un état d’épuisement fin octobre 2017 avait ensuite entretenu le débat sur les conditions de travail et la couverture santé dans le monde de la mode.