Occitanie : Trains en retard ou supprimés, le coup de gueule de Carole Delga contre la SNCF

FERROVIAIRE Avec 14 % de trains en retard en 2018, la région Occitanie a déploré le non-respect des engagements de la SNCF un an après la signature d’une convention

Beatrice Colin

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Un TER à la gare Toulouse-Matabiau. Illustration.
Un TER à la gare Toulouse-Matabiau. Illustration. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Seize trains supprimés et 46 en retard chaque jour en Occitanie en 2018. C’est le bilan dressé jeudi par la présidente de la région, Carole Delga, un an après la signature de la convention avec la SNCF.

L’an dernier, 14 % des TER n’étaient pas à l’heure sur l’ensemble du territoire régional, sur certaines lignes comme celle entre Toulouse et l’Ariège, ce chiffre a grimpé jusqu’à 30 %. Alors même que leur fréquentation a augmenté de 2 %.

L’objectif de ponctualité, fixé à 89 %, n’a donc pas été atteint et la SNCF a dû verser des pénalités à la région. Une somme utilisée pour répondre au mécontentement des usagers, auxquels la collectivité a décidé de rembourser un mois d’abonnement pour ceux qui sont engagés sur une année, soit 700.000 euros.

Pour Carole Delga, ce ne sont pas les cheminots qui sont à incriminer, mais « la stratégie nationale ferroviaire qui ne permet pas de mener à bien leur mission et de fournir le service public attendu ».

Pour améliorer la circulation des trains, elle a indiqué qu’elle allait mettre au vote en juin une aide exceptionnelle de 75 millions d’euros pour réaliser des travaux d’urgence, certaines lignes étant menacées selon elle faute d’entretien.

Elle a demandé à l’Etat de « réinvestir dans les chemins de fer et en particulier les lignes de desserte fine des territoires ».