Toulouse: Pour contrer Uber, les VTC lancent leur propre appli

TRANSPORTS Pour ne plus dépendre de la plateforme américaine, les VTC toulousains ont crée leur outil numérique, Adispos, qui propose de nouveaux services

Julie Rimbert

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Illustration de VTC.
Illustration de VTC. — Pierre Andrieu
  • Il y a un mois, trois VCT toulousains ont lancé l'appli Adispos pour être mis directement en relation avec les clients.
  • La plateforme propose notamment des femmes chauffeurs pour les clientes qui le demandent.
  • Une cinquantaine de VTC ont déjà rejoint l'appli dont la course minimum est de 15 euros.

Les VTC toulousains contre-attaquent contre l’application Uber. Lassés de dépendre de l’application du géant américain, trois chauffeurs privés de la Ville rose ont lancé il y a un mois leur propre outil numérique, appelé Adispos.

L’application met en relation la cinquantaine de chauffeurs inscrits et les clients qui peuvent effectuer leur trajet en berline, van ou voiture de luxe. Le prix minimum d’une course est de 15 euros sur lequel une commission de 15 % est prélevée. Il n’y a pas de frais caché ou de supplément en fin de course.

Femmes chauffeurs et réservations

« Nous avons travaillé pour Uber mais ce n’est pas possible de gagner notre vie à leurs conditions donc nous avons décidé de créer notre propre appli avec des prix fixes, sans majoration de course, explique Younès Kettani, l’un des cogérants d’Adispos. Nos courses ne sont pas plus chères même si la demande est forte. Nos chauffeurs sont rémunérés au juste prix et nous payons nos charges en France ».

Ces VTC misent sur un service de qualité, avec des véhicules propres et des chauffeurs courtois, mais aussi sur de nouveaux services, comme la réservation un mois avant la course sur l’application et la possibilité pour les femmes de commander une femme chauffeur. Une plateforme téléphonique de réservation directe est aussi accessible.

« Nous sommes les seuls à proposer une femme chauffeur, une demande récurrente de nombreuses clientes qui se sentent en insécurité, détaille Younès Kettani. Nous rencontrons tous nos chauffeurs avant qu’ils intègrent l’appli. »

Depuis l’arrivée de la plateforme Uber en 2014 et de Heetch  en 2018 à Toulouse, les professionnels du secteur ont lancé différents outils pour rivaliser avec l’appli américaine. En 2016, les taxis toulousains avaient notamment créé l'appli TaxiSID pour commander une course en ligne.