Grenoble: La ville vote un arrêté inédit interdisant les retours à la rue après une expulsion

POLITIQUE La mesure a été adoptée lundi soir en conseil municipal. Une première

C.G.

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Eric Piolle, le maire de Grenoble, au siège de Grenoble Alpes-métropole, le 9 février 2017.
Eric Piolle, le maire de Grenoble, au siège de Grenoble Alpes-métropole, le 9 février 2017. — SIPA

Il s’agit d’un arrêté inédit. La ville de Grenoble, dirigée par l’écologiste Eric Piolle, a voté lundi soir en conseil municipal, une mesure interdisant désormais tout retour à la rue pour les personnes expulsées de leur logement.

Fournir « une solution décente, effective et adaptée »

Par le biais de cet arrêté, les élus imposeront aux bailleurs ou propriétaires de fournir au maire de la ville « ou à son représentant qualifié », la justification qu'« une solution effective, décente et adaptée de logement ou le cas échéant d’hébergement, ait été proposée à la ou aux personnes concernées ».

A la suite de cette décision, la fédération DAL (Droit au Logement), qui avait manifesté quelques heures plus tôt devant l’Hôtel de Ville, a salué ce vote. « Cet arrêté contraint le Préfet à suspendre les expulsions locatives reprises depuis le 1er avril », a-t-elle commenté dans un communiqué, rappelant qu’il s’agissait d’une première en France.

« Des centaines de familles vont pouvoir dormir tranquille »

« Des centaines de familles vont pouvoir dormir tranquille, sans crainte d’être réveillées au petit matin par les expulseurs », poursuit-elle, appelant les maires des grandes villes, « qui affichent une sensibilité sociale à faire de même ».