Indre-et-Loire: Le combat d’un vigneron bio pour sauver 2.000 bouteilles jugées trop acides par les autorités

VIN Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des Fraudes de 2016, l’acidité volatile relevée sur les bouteilles est trop élevée

20 Minutes avec agence

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Illustration de bouteilles de vin.
Illustration de bouteilles de vin. — Anthony Wallace AFP

Sébastien David, un vigneron bio de Saint-Nicolas-de-Bourgueil ( Indre-et-Loire), se bat pour sauver sa cuvée « Coef » 2016. Alors qu’un arrêté préfectoral lui impose de détruire un lot de 2.078 bouteilles, il a décidé de contester cette décision, rapporte Le Figaro.

2.078 bouteilles sous scellé

Le contrôle inopiné de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) remonte à octobre 2018. Des agents avaient effectué des prélèvements sur trois bouteilles.

Alors qu’il n’avait plus de nouvelle depuis ce passage, le vigneron a pris les devants et a contacté en février dernier l’organisme chargé du contrôle. Des agents sont alors revenus sur son exploitation et ont placé 2.078 bouteilles de la cuvée sous scellé en lui expliquant que l'« acidité volatile » était de 21,8 Me/L (milliéquivalent par litre) quand les normes européennes autorisent un seuil de 20.

Une pétition pour soutenir le vigneron

Le vigneron a décidé de mener deux contre-expertises par ses propres moyens. Les résultats, validés par un huissier de justice, ont indiqué un résultat de 19,3. Mais, après plusieurs rebondissements judiciaires, la préfecture d’Indre-et-Loire a tout de même pris un arrêté d’urgence le 12 avril dernier demandant au vigneron de détruire les bouteilles dans le mois.

« Je suis en colère. J’ai l’impression d’être face à des portes de prison », déplore Sébastien David, pour qui la destruction du lot signifie une perte de 50 000 euros. Il peut compter sur le soutien de sa profession ainsi que sur une pétition en ligne qui compte déjà plus de 90 000 signatures.

Ce vendredi 11 mai, un juge des référés doit se prononcer sur la validité de l’arrêté préfectoral.