Grenoble: Des moutons inscrits dans une école pour éviter une fermeture de classe

INSOLITE Quinze moutons ont été inscrits dans la petite école primaire de Crêts-en-Belledonne, dont l’une des onze classes doit fermer à la rentrée prochaine

20 Minutes avec AFP

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Pour éviter la fermeture d'une classe d'école primaire, 15 moutons ont été inscrits dans une petite école primaire de l'Isère.
Pour éviter la fermeture d'une classe d'école primaire, 15 moutons ont été inscrits dans une petite école primaire de l'Isère. — JOEL SAGET AFP

Elèves Saute-Mouton, Baaaaah-Bête ou Panurge ? Présents ! Pour éviter une fermeture de classe, et sur le thème « on n’est pas des moutons », quinze d’entre eux ont été symboliquement inscrits mardi à l’école primaire de Crêts-en-Belledonne, en Isère.

L’école a appris en mars que l’une de ses onze classes fermerait vraisemblablement à la rentrée suite à une légère baisse d’effectifs, de 266 à 261 élèves. Or, souligne Gaëlle Laval, membre de la FCPE et une des organisatrices de la manifestation de mardi, « il y a ici des enfants en difficulté, mais l’Education nationale​ ne se préoccupe pas des arguments de terrain, juste des chiffres ».

Jouer sur l’humour pour mobiliser

Vers 8h, un éleveur des environs est entré dans l’école avec une cinquantaine de moutons et son chien et 15 d’entre eux, certificats de naissance à l’appui, ont été « officiellement » inscrits. Le maire Jean-Louis Maret, qui soutient l’opération, avait fait les choses en règle avec un arrêté de réquisition d’une partie de la cour.

« Avec cela, on ne devrait pas avoir de fermeture », sourit Gaëlle Laval, qui reconnaît « avoir voulu jouer sur l’humour pour mobiliser les gens », et éviter un « gâchis » dans cette école, où la mairie a beaucoup investi ces dernières années.

« Logique de seuil agaçante »

Les parents d’élèves soulignent aussi qu’avec une classe fermée, les CP et CE1 se retrouveraient à la rentrée nettement plus que les 24 élèves par classe préconisés « de la grande section de maternelle au CE1 » par le président Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l’Elysée, le 25 avril.

Qualifiant la manifestation de « joyeuse et sans agressivité », Jean-Louis Maret a déploré lui aussi « cette logique de seuil agaçante », d’autant, a-t-il souligné, qu’il y a trois ans, c’est notamment « autour du projet scolaire » qu’avaient fusionné les communes de Saint-Pierre-d’Allevard et Morêtel-de-Mailles pour constituer Crêts-en-Belledonne.