Manifestation du 1er-mai : L’IGPN saisie après une intervention policière dans une cité universitaire à Paris

VIOLENCES Des manifestants étaient venus se réfugier dans cette cité universitaire, le 1er mai, après l’utilisation massive de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre

20 Minutes avec AFP
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Une charge de CRS lors des manifestations du 1er-Mai à Paris.
Une charge de CRS lors des manifestations du 1er-Mai à Paris. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Après une intervention violente de policiers dans la résidence universitaire de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, en marge des manifestations du 1er-Mai, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a ouvert une enquête administrative.

La « police des polices » a été saisie après un signalement du préfet Didier Lallement, a précisé la préfecture de police de Paris. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on aperçoit des policiers molester un étudiant, lui assénant au moins un coup de matraque, à l’intérieur de cette résidence.

Pourchassé par les forces de l’ordre

Selon son récit au site d’information Mediapart, cet étudiant était sorti voir ce qu’il se passait en bas de la résidence, où des dizaines de manifestants étaient regroupés, avant de repartir en courant chez lui, effrayé par une charge des forces de l’ordre. Des policiers l’auraient alors pourchassé avant qu’il n’arrive à s’échapper dans la chambre d’un autre étudiant.

« Je leur ai dit à plusieurs reprises : "J’habite ici." J’avais mes papiers, les clefs de ma chambre et j’étais prêt à tout leur montrer », a-t-il expliqué à Mediapart, ajoutant que ni lui ni son frère, également présent et blessé, n’avaient l’intention de porter plainte.

Trois signalements du préfet

C’est au pied de cette résidence universitaire que des manifestants étaient venus se réfugier le 1er mai après l’utilisation massive de gaz lacrymogènes. Le gouvernement avait alors, dans un premier temps, évoqué une « attaque » contre cet hôpital, version battue en brèche par des vidéos et témoignages appuyant la version d’un mouvement de panique.

Le préfet Didier Lallement a déjà saisi l’IGPN après la diffusion de deux vidéos filmées à l’occasion du 1er-Mai, montrant un policier mettre sa matraque dans le pantalon d’un homme interpellé​, et un CRS lancer un pavé en direction de manifestants.