Le petit garçon enlevé à Marseille a été retrouvé sain et sauf à Valence

FAITS DIVERS Le rapt avait eu lieu dans le quartier de la Canebière à Marseille

20 Minutes avec AFP

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Photo prise le 28 août 2012 à Paris du site internet du ministère de la Justice présentant le dispositif «Alerte enlèvement».
Photo prise le 28 août 2012 à Paris du site internet du ministère de la Justice présentant le dispositif «Alerte enlèvement». — THOMAS COEX / AFP

Le petit garçon de 2 ans enlevé dimanche après-midi à Marseille a été retrouvé sain et sauf dans un hôtel de Valence (Drôme) avec l’homme qui l’avait enlevé, a annoncé Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille. Le petit Osnachi « va bien » selon le procureur, qui a ajouté que l’alerte enlèvement était levée. L’auteur du rapt a été placé en garde à vue.

« C’est le veilleur de nuit de l’hôtel qui a vu l’alerte enlèvement à la télé et a appelé la police », a expliqué Xavier Tarabeux. Le procureur avait pris la décision, deux heures plus tôt environ, de diffuser une « alerte enlèvement » après la disparition de l’enfant avec un homme inconnu.

Le petit Osnachi a été enlevé vers 12h40 alors que sa mère se trouvait dans une salle de prière évangélique sur la Canebière à Marseille, par un homme blanc mesurant 1,80 m environ. Les enquêteurs avaient ensuite aperçu l’homme et l’enfant sur des vidéos à la gare Saint-Charles.

Une procédure qui a été mise en place en 2006 en France

Le plan « Alerte enlèvement » est un dispositif d’alerte massive et immédiate, déployé pour aider à la recherche d’un enfant présumé enlevé. Il est largement inspiré du plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996, après l’enlèvement et l’assassinat de la petite Amber Hagerman.

Adopté en France en février 2006, il consiste à lancer en cas de rapt d’enfant mineur une alerte massive pour mobiliser la population dans la recherche de l’enfant enlevé et de son ravisseur.

Il n’est activé que si plusieurs critères sont réunis : il faut un enlèvement avéré et pas une simple disparition, la victime doit être mineure et son intégrité physique ou sa vie doivent être en danger ; des éléments d’information doivent permettre de localiser l’enfant.

Il a été déclenché officiellement pour la première fois le 9 juillet 2006 après la disparition de deux sœurs, Emeline et Mélissa, 8 et 10 ans, en Maine-et-Loire. Cette affaire s’était révélée être une alerte sans objet, les deux fillettes ayant regagné leur domicile une quinzaine d’heures après leur disparition.