Réforme des retraites: «Il n’y a pas d’entourloupe», promet Agnès Buzyn

RETRAITE Le gouvernement planche sur différents scénarios pour « inciter » les gens « à partir plus tard » à la retraite

A.B. avec AFP

— 

La ministre de la Santé Agnès Buzyn assure qu'"il n'y a pas d'entourloupe" sur la réforme des retraites.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn assure qu'"il n'y a pas d'entourloupe" sur la réforme des retraites. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a affirmé dimanche qu’il n’y avait « pas d’entourloupe » dans la réforme des retraites​, à quelques semaines de la présentation, « au mois de juin », des conclusions de la concertation menée par Jean-Paul Delevoye.

« Pérenniser notre système de retraite par répartition »

Défendant dans l’émission BFM Politique (BFMTV/Le Parisien) une « réforme de justice », la ministre a assuré qu’il « n’y a [vait] pas d’entourloupe » dans cette « réforme structurelle ». Le système sera « beaucoup plus équitable, beaucoup plus lisible » et « va pérenniser notre système de retraite par répartition », a-t-elle dit.

Le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a un ultime rendez-vous avec les syndicats et le patronat cette semaine, présentera les conclusions de la concertation qu’il a menée depuis un an et demi « au mois de juin », a annoncé Agnès Buzyn.

Jusqu’à présent, ce rapport était attendu en juillet, avant la présentation du projet de loi du gouvernement en septembre.

« Inciter » les gens « à partir plus tard » à la retraite

En attendant, l’âge légal restant fixé à 62 ans, comme le président Emmanuel Macron l’a confirmé, le gouvernement planche sur différents scénarios pour « inciter » les gens « à partir plus tard » à la retraite, a redit la ministre.

« En réalité », cet âge légal de 62 ans, qui « est un totem », « permet simplement à ceux qui le souhaitent à un moment de dire "stop. Je suis fatigué, je veux partir à la retraite" », dans la mesure où « énormément de Français travaillent déjà beaucoup plus », a-t-elle observé.

« L’âge pivot », que vise le gouvernement, « ça veut dire que si nous n’avons pas des départs à la retraite à 63 ou 64 ans, en fait le système n’est pas équilibré financièrement », a dit la ministre, pour qui cet âge pivot, « c’est simplement un constat budgétaire ».