Lyon: La justice s'oppose à la fermeture d'une école votée en conseil municipal

ENSEIGNEMENT La mairie centrale invoquait des problèmes de sécurité pour justifier sa décision

Caroline Girardon

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Illustration d'un enfant dans une école maternelle, ici à Rennes.
Illustration d'un enfant dans une école maternelle, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

C’est une victoire pour les parents, les commerçants et les riverains. Le juge des référés du tribunal administratif de Lyon a rejeté vendredi le projet de fermeture à la rentrée prochaine de l’école maternelle Claude Lévi-Strauss, située dans le 1er arrondissement de Lyon. Deux recours avaient été déposés mardi pour contrer cette décision de la mairie centrale, votée lors du conseil municipal le 25 mars dernier.

La mairie avait invoqué des problèmes de sécurité mettant en avant le côté atypique des lieux qui ne convient plus aujourd’hui aux enjeux et aux missions des écoles actuelles : pas de cour et pas de salle de motricité principalement.

« Un doute sérieux sur la légalité de cette délibération »

Dans son ordonnance, le juge a considéré que « le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation des équipements de l’école était de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de cette délibération ». Et que « la condition d’urgence était remplie au regard de l’ensemble des circonstances de l’espèce et notamment des conséquences de la décision sur la situation des usagers de cette école et du caractère irréversible de cette décision ».

« En suspendant la délibération du maire de Lyon, le juge administratif empêche la fermeture irréversible d’une école publique dont la qualité d’enseignement est reconnue depuis des décennies, et qui accueille des enfants aux besoins éducatifs particuliers », s’est félicitée Nathalie Perrin-Gilbert, la maire du 1er arrondissement dans un communiqué, estimant qu’il s’agit là « d’une indéniable victoire pour toutes les personnes mobilisées ».

Cette décision sera complétée par le jugement d’une requête au fond dans quelques mois. « Lieu d’éducation à la démocratie et à la citoyenneté, lieu d’apprentissage des valeurs d’égalité et d’émancipation, les écoles publiques sont des services publics à défendre sur tous les territoires, pour le bien commun et l’intérêt général », a conclu l’élue, à l’origine de l’un des deux recours.