VIDEO. Bretagne: Avec plus de 9 millions d’usagers, le sentier des douaniers rapporte gros

UN KILOMÈTRE A PIED Le comité régional du tourisme a mené une étude sur la fréquentation du GR 34

Jérôme Gicquel
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Le GR 34 longe sur plus de 2.000 kilomètres l'ensemble des côtes bretonnes.
Le GR 34 longe sur plus de 2.000 kilomètres l'ensemble des côtes bretonnes. — Comité régional du tourisme
  • Le comité régional du tourisme de Bretagne a mené une grande étude sur la fréquentation du GR 34 qui vient de fêter ses 50 ans.
  • Sentier de randonnée préféré des Français, le GR 34 a vu défiler plus de 9 millions de randonneurs et de promeneurs l’an dernier.
  • Ses retombées économiques se chiffrent à 202 millions d’euros pour l’économie bretonne.

Sans faire preuve de chauvinisme local, on peut difficilement trouver plus beaux paysages qu’en Bretagne. Et pour en profiter, quoi de mieux que d’arpenter son sentier des douaniers, qui offre par endroits des vues à couper le souffle. Ce n’est pas pour rien que le GR 34 a été désigné fin 2017 sentier de randonnée préféré des Français, tout du moins sur sa portion entre Locquirec et Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère.



Pour les 50 ans du sentier, qui longe sur plus de 2.000 kilomètres l’ensemble des côtes bretonnes, le comité régional du tourisme a voulu mieux connaître son joyau en menant une grande étude sur sa fréquentation et son impact économique.

Un manque de commerces et de toilettes sur le sentier

Les résultats viennent de tomber et ils montrent que le GR 34 fait un carton auprès des promeneurs et des randonneurs. L’an dernier, on estime ainsi à 9,1 millions le nombre d’usagers qui ont emprunté le sentier des douaniers. Parmi eux, 60 % étaient des touristes dont 10 % d’étrangers. Dans le détail, on apprend aussi que les balades sur le sentier des douaniers durent en moyenne deux heures pour une distance parcourue de 10,8 kilomètres.



Cette belle fréquentation a bien sûr des retombées sur l’économie locale. Selon l’étude, le GR 34 rapporte ainsi 202 millions d’euros chaque année à l’économie bretonne, de manière directe ou indirecte. Il pourrait même rapporter plus si l’on en croit quelques critiques formulées par des usagers.



Appréciant le calme et les points de vue, ces derniers regrettent en revanche le manque de commerces, de cafés ou de restaurants le long du sentier. Idem pour les toilettes, les points d’eau ou les aires de pique-nique qui font cruellement défaut par endroits. Autant de pistes d’amélioration sur lesquelles la région Bretagne va désormais devoir travailler.