Manifestation du 1er-Mai: Christophe Castaner estime que la fête a été «volée par la violence de quelques-uns»

DEFILE La manifestation parisienne a rassemblé 28.000 personnes selon l’Intérieur, 80.000 selon la CGT

20 Minutes avec AFP

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Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, le 24 avril 2019.
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, le 24 avril 2019. — AFP

De nombreux manifestants, quelques tensions et peu de dégâts. Christophe Castaner a dressé un bilan de cette journée du 1er-Mai, estimant qu’elle a été « volée par la violence de quelques-uns ». Dans toute la France, les différents défilés ont rassemblé entre 164.500 et 310.000 personnes.

« Je regrette vraiment que la journée du 1er mai ait été volée par la violence de quelques-uns », a déclaré le ministre lors d’un déplacement en début de soirée à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière (13e arrondissement de Paris), où a été admis un CRS blessé à la tête.

3.777 contrôles préventifs

L’hôpital, situé à proximité de la place d’Italie où le parcours de la manifestation syndicale a pris fin dans un nuage de gaz lacrymogène et après des heurts, a été « attaqué » par des dizaines de militants anticapitalistes d’ultragauche « black blocs » qui auraient voulu rentrer par la sortie de secours, a affirmé Christophe Castaner. « Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. Nos forces de l’ordre sont immédiatement intervenues », a-t-il expliqué lors d’un point presse. Trente personnes ont été interpellées, a indiqué un policier au ministre lors de sa visite. Dans un tweet, le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, annonçant qu’une plainte serait déposée.

La manifestation parisienne a rassemblé 28.000 personnes selon l’Intérieur, 80.000 selon la CGT. Selon un comptage Occurence pour des médias dont l’AFP, ils étaient 40.000. Selon Christophe Castaner, « 800 à 1.000 personnes étaient venues pour en découdre ». « Tout au long du parcours, des gens sont venus pour casser, brûler, attaquer et qui ont volé aux organisations syndicales leur fête internationale du travail et leur mobilisation », a-t-il martelé.

Il a salué auprès du préfet de police de Paris Didier Lallement la « doctrine de percution immédiate » mise en place dans la capitale pour « empêcher, disperser de façon systématique » les « black blocs » dès leur constitution. « C’est une journée qui a fait des blessés, qui a fait assez peu de dégâts » à Paris et dans les grandes villes de province, a encore dit le ministre. Les forces de l’ordre ont procédé à 3.777 contrôles préventifs en périphérie de Paris et à près de 15.000 dans la capitale, a-t-il précisé.