Les immanquables du jour: Urgences en grève, politique fiscale en Europe et l'enjeu de la biodiversité

ACTU Ce qu'il ne fallait pas manquer dans l'actualité de ce lundi 29 avril

Armelle Le Goff

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Les urgences de l'hôpital de Hautepierre.
Les urgences de l'hôpital de Hautepierre. — N.W./20Minutes

Que vous soyez au Tréport ou à Sissonne, c’est l’heure des immanquables.

L’article le plus urgent du jour : Grève aux urgences: «On ne travaille pas dans un hôpital pour risquer sa peau tous les jours»

Entamé le 15 avril dernier par 25 services d’accueil des urgences des hôpitaux de Paris (AP-HP), le mouvement de grève « illimité » gagne du terrain. Nantes, Mantes-la-Jolie, Aix-en-Provence, Lyon ou encore Strasbourg… Une dizaine de services d’accueil des urgences (SAU) ont déposé, en fin de semaine dernière, des préavis de grève, donnant au mouvement une dimension nationale. Manque d’effectif, réduction des coûts, salaires bloqués, insécurité de plus en plus forte… Pour l’ensemble des services d’accueil des urgences en grève sur le territoire, les revendications sont les mêmes : des conditions de travail « insupportables » qui ne sont plus tenables pour le personnel médical.  L'article de Manon Aublanc est à retrouver ici.

Le papier le plus intello du jour : Elections européennes: «Il manque une politique monétaire et fiscale plus harmonisée»

Professeure à la London Business School et au Collège de France, l’économiste italienne Lucrezia Reichlin a dirigé le département de recherches de la Banque centrale européenne de 2005 à 2008. A ce titre, cette spécialiste de macro-économie est l’une des expertes les plus écoutées sur la BCE et la crise de l’euro, mais aussi la gouvernance de la zone et ses réformes nécessaires. Une interview à retrouver par ici et en vidéo ci-dessous.

L’article le plus bio du jour : Biodiversité : Pourquoi l'érosion du vivant est-elle aussi grave que le dérèglement du climat?

« Nos travaux le montrent, la perte de biodiversité à laquelle nous faisons face n’est pas seulement un problème environnemental. C’est aussi une question économique, sociale, philosophique, éthique… » Ce constat, que martèle sans cesse l’Ipbes, a été dressé une nouvelle fois par Sir Robert Watson, son président, ce lundi matin au siège de l’Unesco, à Paris.

L'Ipbes, l'équivalent du Giec mais sur la biodiversité, s'apprête à dévoiler à Paris le premir rapport depuis 2005 sur l'état mondial de la biodiversité et des services écosystémiques.
L'Ipbes, l'équivalent du Giec mais sur la biodiversité, s'apprête à dévoiler à Paris le premir rapport depuis 2005 sur l'état mondial de la biodiversité et des services écosystémiques. - THOMAS KIENZLE / AFP

C’est là que cette plate-forme scientifique intergouvernementale, l’équivalent du Giec sur les questions de biodiversité [soit la diversité des espèces végétales et animales qui vivent sur Terre], et non du climat, tient toute cette semaine sa septième assemblée plénière. Peut-être la plus importante de sa jeune histoire, l’Ipbes devant faire adopter par 130 pays la première évaluation mondiale de la biodiversité et des écosystèmes depuis près de quinze ans.  Un article à lire par là. 

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