Nantes: Une centaine d'élus, opposés au nouveau CHU sur l'île de Nantes, écrivent à la ministre de la Santé

SANTE Une centaine d’élus de la région, majoritairement de droite, ont écrit à Agnès Buzyn

Julie Urbach

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La cour intérieure principale.
La cour intérieure principale. — ©Motyw for Art&Build-Pargade
  • Les opposants au nouveau CHU de l’île de Nantes remettent en question le choix du site.
  • Des élus demandent à la ministre de la Santé de relancer une étude.

Ils restent mobilisés. Alors que l’enquête publique préalable à la construction du nouveau CHU sur l'île de Nantes vient de s’achever, les opposants jouent une nouvelle carte. Ce week-end, une centaine d’élus de la région, du département, et de la métropole nantaise, majoritairement de droite, ont signé une lettre adressée à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Objectif : « réétudier le dossier pour favoriser la création d’un nouvel établissement moins onéreux, plus moderne, performant, et accessible à tous. » Les signataires, tels que le sénateur Christophe Priou ou la cheffe de file de l’opposition nantaise Laurence Garnier, plaident toujours pour un autre lieu, et notamment le site de Saint-Herblain.

Une étude de nouveau demandée

Alors que le projet de transfert du CHU ne fait pas l’unanimité non plus dans la communauté médicale ou société civile, les opposants ont listé de nombreux arguments contre le site de l’île de Nantes. « L’accessibilité y est catastrophique aux heures de pointe, les deux lignes de tramway ne seront pas prêtes pour 2026, le survol des avions va créer du bruit, sans compter les retards et les surcoûts que ce projet à un milliard va engendrer…, estime Marc Reneaume, conseiller municipal nantais. Les patients en pâtiront forcément, la pression sur les personnels va augmenter. »

 

« Les deux seuls services d’urgence [Confluent à Rezé et CHU] ne peuvent se trouver en vis-à-vis, de part et d’autre de la Loire, continue-t-il. Nous demandons donc rapidement une étude alternative sur le site de Saint-Herblain, qui avait été prévu pour cela au départ. » Une option réfutée par Nantes métropole et la direction de l’hôpital, qui assurent qu’il n’y a pas de plan B.

Les élus de l’opposition annoncent avoir « déposé plusieurs contributions et études techniques » dans le cadre de l’enquête publique. Les rapporteurs, dont l’avis est consultatif, pourraient rendre leur copie d’ici à un mois.