Renseignement: Plus de 22.300 personnes ont fait l'objet d'une mesure de surveillance en 2018

SÉCURITÉ INTÉRIEURE Le nombre de demandes d’écoutes téléphoniques et de géolocalisation en temps réel ont augmenté

20 Minutes avec agences

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Une caméra de surveillance. (Illustration)
Une caméra de surveillance. (Illustration) — Chameleons Eye/REX/REX/SIPA

Le nombre de personnes surveillées en France a augmenté de 3 % en 2018 par rapport à l’année précédente, selon le rapport d’activité de la Commission de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Au total, 22.308 personnes ont fait l’objet d’au moins une mesure de surveillance l’an dernier.

Le premier motif de surveillance est le terrorisme. Ainsi, 8.574 personnes (38,9 %) ont été surveillées pour cette raison, et 5.416 (24,6 %) au titre de la « prévention de la criminalité et de la délinquance organisée ».

2,1 % d’avis défavorables sur toutes les demandes

En 2018, le nombre de demandes au nom de « la prévention d’activités particulièrement déstabilisatrices de l’ordre public telles que les violences collectives de nature à porter atteinte gravement à la paix publique » est passé de 6 % à 9 % du total. Dans son rapport, la CNCTR dit se montrer « particulièrement vigilante » quant à ces demandes, afin de protéger les milieux syndicaux, politiques et le droit de manifestation de ses opinions.

Sur toutes les demandes reçues (73.298), la Commission a émis 2,1 % d’avis défavorables. Le nombre de demandes d’interceptions de sécurité (écoutes téléphoniques) a augmenté de 20 % entre 2017 et 2018. Le nombre de demandes de géolocalisation en temps a lui augmenté de 38 %.

Au début du rapport, le président de la Commission Francis Delon précise qu’en 2018, la CNCTR a pour la première fois recommandé à un service d’interrompre une technique de renseignement et de détruire immédiatement les renseignements collectés. Un avis donné après la découverte a posteriori d’une irrégularité dans la procédure.