Benalla n'a «jamais été protégé par l'Elysée», assure Emmanuel Macron

AFFAIRE BENALLA L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a notamment été mis en examen pour avoir frappé des manifestants le 1er mai à Paris et pour usage abusif de ses divers passeports diplomatiques

N.Sa avec AFP

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Alexandre Benalla avait été licencié par l'Elysée, le 22 juillet 201.
Alexandre Benalla avait été licencié par l'Elysée, le 22 juillet 201. — Christophe Ena/AP/SIPA

Alexandre Benalla n’a « jamais été protégé par l’Elysée », a assuré jeudi Emmanuel Macron, ajoutant que son ex-collaborateur, au coeur d’un scandale qui a ébranlé le pouvoir, avait commis « des fautes très graves ».
« Il n’y a jamais eu de prébende pour Alexandre Benalla à l’Elysée, il n’a jamais été protégé par l’Elysée », a souligné le chef de l’Etat. « Est-ce que je regrette de l’avoir embauché à l’Élysée ? Non parce que je pense que c’était extrêmement cohérent avec les valeurs que je porte (…) C’est sans doute pour ça que je lui en veux encore plus », a-t-il ajouté.

« Il a fait des fautes très graves. Sait-on tout aujourd’hui ? Je ne sais pas, il a droit à la présomption d’innocence, aussi, comme tout citoyen dans la République », a ajouté Emmanuel Macron au sujet de son ex-collaborateur mis en examen pour avoir notamment frappé des manifestants le 1er mai à Paris.

« Je ne savais pas tout »

« Mais de ce fait, quoique n’ayant jamais été protégé par l’Élysée, qui l’a sanctionné, qui l’a ensuite licencié et qui n’a jamais cherché à le protéger à l’égard de quelque service administratif (que ce soit) ou du grand public, il n’a pas donné une bonne image », a souligné Emmanuel Macron. Alexandre Benalla avait été licencié par l'Elysée, le 22 juillet 2018.

Le chef de l’Etat a dit ne pas regretter « les choix faits à d’autres moments, parce que je ne savais pas tout ». « Quand vous décidez d’employer quelqu’un, il y a une part de risque et la responsabilité qui va avec. C’est ma part de responsabilité, voilà. Mais on en a sans doute beaucoup fait sur cette affaire, peut-être trop », a-t-il conclu.